‹ Esprit d'Alexandre Vinet. Pensées et reflexionsChapitre 57 sur 81 · R. VII · texte numérisé non relu

R. VII

Il ne faut pas, au nom de la conciliation, sanctionner des alliances monstrueuses. La syrène, pour finir en poisson, n'en était pas plus parfaite et plus belle, I.

Deux adversaires également épris de la vérité sont moins des adversaires que des alliés. S. xi, 191.

Ah! elle est concevable, elle est belle, l'anxiété charitable qu'on cherche à flétrir sous le nom de prosélytisme, tendre sévérité, qui nous condamne moins qu'elle ne nous plaint ; généreuse importunité qui nous harcèle parce qu'elle voudrait nous sauver; elle est digne de Jésus, le modèle du prosélytisme, qui est venu sur la terre rassembler et sauver ce qui était perdu ; digne de Dieu qui frappe à la porte de nos cœurs, et nous presse de nous réconcilier avec lui. Mais se plaire à voir ses frères en danger, les condamner sans les plaindre, sans les secourir, triompher d'un péril qui menace leur éternité ! Dieu d'amour ! est-ce là le cœur que tu avais donné à l'homme? est-ce là l'homme créé à ton image? Oh ! qu'il a corrompu sa nature i qu'il est indigne de toi !

La lutte qui s'établit entre un ministre et un malade qui repousse tout secours de la religion est affligeante, mais sans danger ; celle qui s'élève entre deux religions qui se disputent un prosélyte est scandaleuse et malfaisante. E. 456.

§ U.— DEVIATIO]\S OU SEi\TIME^T RELIGIEUX.

a) Fanatisme; superstition; mysticisme.

Sous quelque forme que se présente le fanatisme, il n'est pas né de l'amour. L'amour de Jésus, c'est-à-dire l'amour de la vérité et de la vertu réalisées, ne peut vous conduire qu'à la vertu et à la vérité. Déûez-vous de l'imagination, de la propre volonté et

de l'orgueil : voilà les sources du fanatisme ; mais aimez sans crainte ; tant que vous vous bornerez à aimer, à aimer Jésus- Christ, vous ne ferez rien de contraire à l'esprit de Jésus-Christ, et vous ne serez pas plus fanatique que Jésus l'a été lui-même.

Rien n'est plus étranger au vrai christianisme que la superstition, car il a créé pour la conscience des besoins que la conscience seule peut calmer. Tous les sacrifices et les renoncements par où le superstitieux veut acheter la paix et le ciel, ne sont rien pour celui qui a compris l'Évangile ; il sait que la paix du cœur ne peut venir que du cœur même, et il sait que le ciel n'est destiné qu'à l'àme qui se sacrifie elle-même. L. C. 125.

Le mysticisme anéantit l'obéissance ; or la religion est d'abord une obéissance. S. ix, 379,

b) Piété fantastique ; ascétisme ; vraie et fausse humilité.

Quand on a sacrifié tous ses goûts accessoires, on n'est point malheureux si l'on peut satisfaire sa passion dominante, et les jouissances qu elle donne deviennent d'autant plus vives que l'âme, ne se livrant à aucun autre penchant, ne connaît aucune diversion. En sorte qu'il n'y a pas de risque à affirmer que les hommes les plus heureux, à parler charnellement, sont ceux qui n'ont qu'un seul goût et qui savent tout lui subordonner. D 294.

Faibles créatures, connaissons donc une fois notre faiblesse ; n'allons pas, en haine du formalisme, bien haïssable, je l'avoue, rejeter follement les appuis que Dieu offre à notre faiblesse; ne brisons pas les marches de l'escalier, dans le chimérique et dangereux espoir de faire de plus grands pas ; aimons les moyens pour le souvenir même qu'ils nous donnent de notre dépendance et pour l'humiliation qu'ils nous apportent. N. E. 297.

Aucune tromperie n'est plus sûre que celle qui commence par tromper le trompeur lui-même ; aucun piège n'est plus infaillible que le piège où s'est laissé prendre celui même qui l'a tendu. Et c'est pour cela que l'insubordination du cœur sous la forme d'une soumission plus absolue et plus parfaite exerce une si

grande séduction et a tant d'involontaires sectateurs. Ceux qui en donnent l'exemple sont, en quelque sorte, des imposteurs de bonne foi; avant de tromper les autres, ils ont été trompés eux-mêmes ; mais par qui? par leur propre cœur. E. E. 224.

Les renseignements précis que St. Paul nous a laissés serviront dans tous les temps à reconnaître, sous ses déguisements les plus divers, ce faux ami de l'Évangile, qui, en nous présentant l'image d'une perfection fantastique, n'a d'autre but que de nous faire mépriser et par conséquent négliger la vraie perfection de la vie chrétienne. C'est l'apparence d'un culte volontaire, c'est l'apparence de l'humilité, c'est l'apparence d'un saint mépris pour les besoins du corps.

Rien, rien dans le progrés le plus sublime de la vie spirituelle ne peut abolir robéis>ance, et la vie spirituelle ne saurait être en progrés là où l'obéissance est en déclin : la marque du progrés est de mieux obéir. La franche volonté est un caractère du chrétien ; l'obéissance en est un autre ; ils marchent ensemble, ils concourent, ils croissent d'une même croissance ; la franche volonté augmente avec l'obéissance, l'obéissance avec la franche volonté, car elles ont un même principe, et ne sont que deux formes d'une même vie. 229.

11 n'y a pas de culte sans obéissance; la profusion des actes, la diversité des pratiques, la plénitude des sacrifices, n'y font rien : nous n'employons pas notre volonté à obéir, nous nous retrouvons tout entiers où il fallait nous perdre, nous protestons à genoux contre notre dépendance, et nous nous élevons si haut, non point pour nous approcher de notre principe, mais pour être hors de la portée de la loi; nous faisons plus qu'elle ne demande pour ne pas faire ce qu'elle demande. Tout nous est bon, tout nous est facile, plutôt que d'obéir. 230.

Quand vous voyez certaines personnes négliger des devoirs à leur portée, bien évidents, bien connus, et en chercher d'autres dans une sphère qui n'est pas la leur, dites-vous bien que c'est parce que des devoirs cherchés ne sont pas des devoirs ; ces hommes ont le besoin d'occuper ou d'agiter leur vie ; ils ne s'y épargneront pas ; ce n'est ni le labeur, ni le sacrifice, ni le danger, c'est

la régie qui leur répugne ; il leur est plus facile d'être sublimes que d'être honnêtes. N. D. 426.

Il y a une vraie, il y a une fausse humilité. Par cette dernière, nous n'entendons point une humilité hypocrite ou un déguisement volontaire de l'orgueil, non, mais une humilité qui se trompe ellemême en choisissant mal son objet. Car, s'il est vrai qu'on ne peut trop s'abaisser, cela n'est pas vrai de tout abaissement, et celui qui s'abaisse, mais non devant Dieu ou au nom de Dieu, s'abaisse mal à propos. Je dis plus, nous devons à Dieu-même, nous devons au principe qui nous porte à nous humilier devant lui, de ne point nous humilier devant un autre. Si tout chrétien est prêt à reconnaître en soi « le premier des pécheurs, » si tout chrétien, regardant chacun de ses frères comme plus excellent que luimême, brigue plus volontiers la dernière place que la première, aucun chrétien ne prosternera sa dignité d'homme et de chrétien devant un titre, ou une fortune, ou un nom. Au contraire, on reconnaîtra le chrétien à la noblesse modeste de son maintien et à la douce liberté de sa parole en présence des riches et des puissants delà terre ; celui qu'intimide l'appareil de la grandeur, l'éclat de la gloire humaine, ou même la supériorité du talent et du savoir; celui qui, dans un homme, verrait, sans pouvoir dire quoi, autre chose qu'un homme, celui qui, devant un des privilégiés de la fortune ou de la nature, s'annulerait dans les démonstrations d'une obséquiosité servile, celui-là, s'il est chrétien, il le cache bien soigneusement, ou plutôt, à vrai dire, ce qu'il cache si bien n'est rien. E.E. 235.

Est-ce de l'humilité que de se persuader qu'on est un pur néant devant Dieu, non-seulement en œuvres et en sentiments, mais en nature même, et que ce Dieu nous absorbe incessamment comme nous absorbons, à chacune de nos aspirations, l'air qui nous environne? Si c'est de l'humilité, en même temps que delà raison, que d'avouer que les voies de Dieu ne sont pas nos voies, que ses pensées ne sont pas nos pensées, est-ce encore de l'humilité que de nous interdire d'apprécier ses dispensations d'après l'idée du bon et du juste qu'il a mise en nous, et après cela, néanmoins, de nous exhorter les uns les autres à admirer ces mêmes dispen-

sations, comme si nous pouvions les admirer sans les mesurer à quelque chose? Si c'est de l'humilité que de déclarer que nous sommes sauvés par grâce, absolument par grâce, et que Dieu met en nous tout ce qu'il y trouve de bon, est-ce encore de l'humilité que de regarder comme indifférent tout ce qui se passe en nous, et tout ce que nous faisons, afin, disons-nous, de maintenir intacte la doctrine du salut gratuit? Si c'est de l'humilité que de compter uniquement sur la force de Dieu et d'avouer « que c'est quand nous sommes faibles que nous sommes forts, » est-ce encore de l'humilité que de s'interdire tout acte de volonté, de se perdre dans une contemplation passive et béate, et d'attendre que Dieu nous pousse à faire sa volonté, quand la première impulsion de Dieu, nous devons l'avouer, est celle qui nous pousse kchercher sa volonté? Si c'est de l'humilité de se croire aussi aveugle que faible, et d'attendre de Dieu le conseil ainsi que la force, estce encore de l'humilité que de renoncer à faire usage de sa raison, d'interroger des signes dans les cieux et sur la terre, comme si la conscience n'était pas le premier des signes, ou enfin de faire, si j'ose m'exprimer ainsi, de la Parole de Dieu une devineresse ? Si c'est de l'humilité que de reconnaître que ce même esprit humain appelé par l'Écriture « une lampe divine qui sonde les plus grandes profondeurs, » est en même temps, pour ce qui concerne le salut, un aveugle incapable de trouver sa route ; est-ce encore de l'humilité que de le mépriser là même où il n'est point méprisable, et de négliger, sous prétexte des abus qu'on en a pu faire, des talents dont il nous sera demandé compte ainsi que de tous les autres, et dont nous devions seulement user avec actions de grâces? Si c'est de l'humilité que de reconnaître que « ce qui est grand devant le monde est abominable devant Dieu, » si c'est de l'humilité que d'avouer que dans le royaume de Dieu les premiers seront les derniers, est-ce encore de l'humilité que de confier sans discernement à des ignorants ou à des esprits faibles, uniquement parce qu'ils ont la foi, les intérêts spirituels les plus délicats et le gouvernement de l'Église de Christ? C'est en nous faisant passer, en toutes ces choses, au delà de l'humilité, que l'ennemi introduit dans notre chaïup , pour le dévaster, mille autres ennemis,

et môme l'orgueil. Et même l'orgueil ! Ne devrions-nous pas dire: et surtout l'orgueil ? Car rien ne se touche de plus prés que la fausse humilité et l'orgueil; ajoutez-y l'indolence spirituelle, l'esprit de secte, le fanatisme ; vous n'aurez encore qu'une liste incomplète des maux qu'amène à sa suite cette dangereuse illusion. L'absence de tout ménagement envers la chair est le dernier des traits qui donnent à la fausse perfection une apparence de sagesse.

Nous ne sommes pas faits pour nous abstenir. Il faut toujours que quelque chose jouisse, agisse, vive en nous. La chair ne cessera de demander tant que l'âme ne demandera rien. L'âme a ses voluptés qu'il faut lui donner si l'on ne veut qu'elle se jette en désespérée dans le parti de la chair. La charité seule nous peut garder contre la volupté. P. M. 217.

11 n'y a donc, dans le règne de Dieu, aucun sacrifice sans compensation, et les compensations de Dieu sont infinies. Il n'y a donc, dans notre âme, aucun besoin que Dieu ne satisfasse ; mais à sa manière, c'est-à-dire en nous donnant, au lien de l'aliment grossier que recherche notre faim trompée, un aliment épuré qu'elle ne connaissait pas. D. 219.

Notre religion n'est pas simplement une religion de détachement, car alors ce ne serait pas une religion ; c'est une religion d'attachement ou d'amour. N. E. 127.

Le premier devoir est de s'attacher, le détachement vient après. L'enveloppe où le papillon était emprisonné ne se brise et ne tombe que lorsque les ailes ayant poussé à l'insecte, elles font, en se déployant, éclater sa triste enveloppe. On ne commence à se détacher du monde que lorsqu'on a appris à connaître quelque chose de mieux. Jusque-là on n'est capable que de ces dégoûts et de cet ennui qui ne sont pas du détachement.

L'esprit du christianisme, qui exprime la vraie destination de l'homme et les vraies relations de l'homme avec Dieu, consiste, sous ce rapport, à ne rien accorder à la nécessité et tout à l'ordre de Dieu, en sorte que chacune de nos privations involontaires se transforme en un volontaire sacrifice, et qu'en définitive nous nous trouvions avoir donné ce qu'on croit que nous avons

perdu ; donné, dis-je, librement, et par un principe de foi, d'obéissance et d'amour. Être dans cette disposition, c'est ce que l'Évangile appelle être prêt à partir. 108.

Cette âme, quoi qu'il en semble, n'est point sortie du monde; et peut-être y a-t-il entre elle et les âmes franchement mondaines cette seule différence, qu'étant aussi près du danger qu'aucune d'elles, elle s'en croit plus éloignée : cette erreur même fait qu'elle en est plus près. E. E. 234.

Faire ce que Dieu ne demande pas, précisément parce qu'il ne le demande pas, entrer dans une certaine voie parce qu'il ne l'a pas indiquée, aller au delà de ses commandements pour n'être plus, s'il est possible, dans sa juridiction, se prescrire à soi-même des devoirs difficiles pour avoir le plaisir de s'obéir à soi-même, ce culte tout volontaire, comme St. Paul le désigne, n'est pas le culte de Dieu, mais celui d'une idole. Cette idole, c'est le moi humain, qui, brisé dans la conscience par la croix de Jésus-Christ, s'obstine, tout brisé qu'il est, à se relever, et se relève d'autant plus haut qu'on l'avait fait descendre plus bas. 232.

Qu'est-ce qu'une dévotion inutile ? à coup sûr, une dévotion funeste. Il n'y a rien de terrible comme l'abus des choses saintes; le plus grand pécheur offre plus de ressources que le formaliste sans piété ; l'âme du premier est bien malade, mais le remède au moins a gardé sa force. M. 230.

Ce n'est pas sans y avoir pensé qu'on a prétendu que l'esprit du mal hante plus volontiers chez les amateurs de l'extraordinaire en religion, et qu'un premier esprit de ténèbres revient avec sept autres esprits plus méchants que lui dans ces maisons si pompeusenient ornées (Matth. xii, 44-45). Personne n'a jamais donné à l'Église de plus déplorables scandales que ces esprits subtils et altiers ; aucune route n'a jamais abouti à des abîmes plus profonds. E.E.262,

Ces affections premières, ces éternels instincts de la nature, sans lesquels la vie n'est pas une vie humaine, sans lesquels l'homme n'est pas homme, et qui, propices à notre faiblesse, divisent, pour ainsi dire, en plusieurs espaces modérés l'échelle invisible par où notre âme s'élève à son suprême objet, ces affec-

lions, ces instincts, ils les ont niés, et, autant qu'il pouvait dépendre d'eux, ils les ont détruits. Que ceci soit un dommage immense apporté à la religion prise en elle-même, c'est ce dont ne peuvent douter les vrais philosophes, qui de tout temps ont reconnu deux vérités également importantes : l'une, que l'Évangile, et l'Évangile seul, nous ramène à la nature ; l'autre, que l'Évangile veut avoir affaire à des hommes véritables, complets, non à des fantômes sous le nom d'hommes, qu'on ne peut être vraiment chrétien à moins d'être vraiment homme, et que la foi ne porte de vrais et bons fruits que dans des âmes franchement humaines. 259.

Christ a été diminué de toutes les manières par cette ferveur infidèle; diminué dans sa Uvature, dans sa dignité, dans sa nécessité ; diminué dans sa pureté et dans sa sainteté. Il n'est pas une de ces écoles qui, en tendant à l'excès certaines cordes qui devaient rester flottantes, n'ait relâché d'autant celles qui devaient être tendues. Il n'est pas une de ces écoles qui n'ait signalé son passage par la destruction ou l'affaiblissement de quelqu'une des vérités fondamentales de la religion ou de la morale. 257.

Quand on vous voit multiplier les œuvres surérogatoireSj on est tenté de croire que vous avez traversé, sans vous y arrêter beaucoup, le champ des obligations les plus immédiates. Souffrirezvous que je vous le dise? Si vous n'aviez voulu entrer dans cette seconde carrière qu'après vous être bien assurés de l'étendue de la première, vous n'y seriez jamais entrés. 248.

Le christianisme ne nous a jamais représenté ce corps comme un appendice arbitraire et importun de l'esprit, mais comme une partie essentielle de l'homme ; le christianisme a honoré le corps en l'appelant à être « le temple du Saint-Esprit ; » le christianisme admet le corps glorifié à partager la destinée de l'esprit glorifié. Ce n'est donc pas au corps qu'il a déclaré la guerre. 244.

Il faut se dire à soi-même, et il faut dire à tous, que si une fausse mortification est dangereuse, le manque de mortification l'est bien davantage, et que si la témérité est coupable, la lâcheté l'est bien plus encore. 255.

c) Sectes; esprit sectaire; unité; sophisme religieux; hérésies.

On attache au mot de secte une idée pénible et repoussante. Un sectaire est, aux yeux de la multitude, un être frappé au cerveau, dont le nom seul éveille de sinistres pensées; et pourtant qui est-ce qui ne fait pas partie d'une secte? Quelle est la société qui n'est pas partagée en une multitude de sectes, où chaque individu capable de sentir fait son choix et prend ses habitudes?

Chaque coterie est une secte ; tous les partisans d'une même opinion politique forment une secte ; tous ceux qu'unit un rapport particulier de sentiments, de vues, de désirs, l'égalité du rang, la similitude des circonstances extérieures, se recherchent de préférence, aiment à communiquer, et s'isolent en quelque sorte du reste de la société ; ce sont autant de sectes. L. C 259.

Nous sommes tous sectaires ; et ce qui importe le plus, ce n'est pas de ne point l'être, mais de dominer spirituellement la secte dont nous faisons partie, de faire primer le fond sur la forme. Nous n'y parvenons guère qu'au moyen de quelque inconséquence, ou, pour trancher le mot, de quelque grosse contradiction ; car toute secte renferme un élément d'erreur, et nous ne dominons l'erreur que par la vérité. P. 201 .

La mort est le vrai nom de l'unité sans la liberté. E. 47.

L'unité de l'Esprit ! l'unité de la vérité ! que cela est excellent et beau ! et que de choses ne doit-on pas pardonner à la diversité quand elle fait plus vivement ressortir la communion de pensée et d'affection des serviteurs d'un même maître !

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