DIABLE
D lABLE. ( Théologie. ) IVIauvai^ ange , et l'un de ces esprits célestes qui ont été précipités du ciel pour avoir voulu s'^aler à Dieu.
Le mctt diable vient du latin diabolus , çji grçç ^{a^aX^ç, calomniateur y accusateur^ trompeur, ^dpersariu^ vester diabolus , dit saint Paul , tanquam feo rugien^ cir:cuit y guœrens quem deyoret.
Les pthiopiens , {ui sont noirs , peignent le diable blanc, pour prendre le contre-pied de$ Européens, <jui le représentent noir. Les uns sont aussi bien fondés que les autres.
U n'^st point parlé du diable <î^ns Tancien Tertanxent ^
mais seulement de satan. On ne troure point non plu» dans les auteurs payens le mot de diable dans la signification que les Chrétiens y ont attachée , c'est-à-dire , pour désigner une créature qui s'est révoltée contre Dieu : ils tenaient seulement qu'il y avait de mauvais génies qui persécutaient les hommes* Les Chaldéens admettaient de même un bon principe ^ et un mauvais principe ennemi des hommes.
Les relations que nous avons de la religion des Américains , disent qu'ils adorent le diable ; mais il ne faut- pas prendre ce terme selon le style de l'Écriture. Ces peuples ont l'idée de deux êtres opposés , dont l'un est bon et l'autre méchant; ils mettent la terre sous la conduite de l'être malin 9 que nos auteurs appellent le diable, mais mal à
propos.
L^abbé Mallet.