Tome v^ ao
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mes; de l'acquisition primitive des choses, et des autres manières d'acquérir ; du pouvoir paternel ; du mariage ; des corps ou communautés; du pouvoir des souverains sur leurs sujets , et des maîtres sur leurs esclaves ; des biens des souverainetés , et de leur aliénation ; des successions ab intestat'^ des promesses et contrats; du serment; des promesses et sermens des souverains; des traités publics, faits par le souverain lui-même, ou sans son ordre ; du dommage causé injustement , et de l'obligation^ qui en résulte ; du droit des ambassades ; du droit de sépulture ; des peines , et comment elles se communiquent d'une personne à l'autre*
Quelque tems après que le traité de Grotius eut paru^ Jean Selden^ célèbre jurisconsulte anglais , fit un système de toutes les lois des Hébreux qui concernent le droit naturel; il l'intitula de jure natures etgentium apudHe^ brœoe. Cet ouvrage est rempli d'érudition, mais sans ordre , et écrit d'un style obscur : d'ailleurs cet auteur ne tire pas les principes naturels des seules lumières de la raison, il les tire seulement des sept préceptes prétendus donnés à Noé , dont le nombre est fort incertain $ et qui ne sont fondés que sur une tradition fort douteuse ; il se contente même souvent de rapporter les décisions des rabbins, sans examiner si elles sont bien ou mal fondées.
Thomas Hobbes, un des plus grands génies de son siècle^ mais malheureusement trop prévenu par l'indignation qu'excitaient eu lui les esprits séditieux qui brouîl* laient alors l'Angleterre, publia à Paris, en i643, un traité du citoyen , où entre autres opinions dangereuses « il s'efforce d'établir , suivant la morale d'Epicure , que le principe des sociétés est la conservation de soi-même , et
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TutiUtd particulière; il conclut de là que tous les hommes ont la volonté, les forces , et le pouvoir de se faire du mal les uns aux autres , et que Tétat de nature est un état de guerre contre tous ; il attribue aux rois une autorité sans bornes , non-seulement dans les affaires d'état , mais aussi en matière de religion. Lambert \ertbuisen, philosophe des Provinces-Unies, fit une dissertation pour justifier la manière dont les lois naturelles sont présentées dans le traité du citoyen ; mais ce ne fut qu'en abandonnant leA principes d'Hobbes> ou en tachant d'y donner uii sen^l favorable. Hobbes doiina encore au public un autre oU-* Vrage intitulé le viaihan , dont le précis est (}ue sans là paix il n'y a point de sûreté dans un état ; que la paix nd peut subsister sans le commandement , pi le commande-* ment sans les atmes; que les armes n^ valent rien^ si elles ne sont mises entre les mains d'une personne ^ etc. Il soutient ouvertement que la Voloiité du souverain fait non-seulement ce qui est juste ou iiljùste, mais même la religion; qu'aucune révélation divine ne peut obliger la conscience , que quand le souverain ^ auquel il attribué une puissance arbitraire^ lui à donné forde de loi«
Spinosa a eu depuis les mêmes idées de l'état de nature ^ qu'il fonde sur les mêmes principes*
On ne s'engagera pas ici à réfuter le système pernicieux de ces deux philosophes^ dont on aperçoit aisément les erreurs.
Le baron de Puffendorf ayant conçu le dessein de former un système du droit de la nature et des gens ^ suivit l'esprit et la méthode de Gtotius ; il examina les choses dans leurs sources, et profita des lumières de ceux qui l'avaient précédé 5 il y joignit ses propres découvertes, et domiii
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d'abord ud premier traité sous le titre XèUmens de jurisprudence universelle. Cet ouvrage , quoique encore imparfait, donna upe si haute idée de Fauteur, que l'électeur palatin Charles-Louis l'appela, l'année suitante , dan* ion université d'HeildelbCTg , et fonda pour lui uttê thaire de professeur en droit , de la nature des gens.
M. Boucher ù'Augis.