B5PUIT
oonimeaoe par ces mots : « Ctlui qui fait le bien 9 et toi» » ceux qui sont purs , iront dans les demeures de labon* » dance qui leur ont été préparées. » Les deux premiers chapitres et le cinquième et dernier contiennent quelques» fisiits hutoriques , la base de la foi des Parsis ; le reste est moral , politique et litliurgiquc.
Dans le premier chapitre , Ormusd raconte à 2k)roastre qu^il atait créé seize cités également belles , riches et heureuses ; qu'Âhriman 9 le diable son rival , ftit cause de tout le mal ; et que chacune de ces cités était la capitale d*un empire du mtmt nom.
Dans le second chapitre j Djemchid 9 appelé en xend Semo f fila de Y ivenganm , quatrième roi de la premièf e dynastie des Parsis , est enlevé au ciel où Ormusd lui met entre les mains un poignard d'or j avec lequel il coupe Ift terre ^ et forme la contrée Yermaneschné où naissent les hommes et les animaux. La mort nWait aucun empire sur cette contrée qu'un hiver désola ; cet hiver, les montagnes et les plaines furent couvertes d'une neige brûlante qui détruisit tout.
Djemchid , dit Ormusd à Zoroastre^ fut le premier qui vit rËtre suprême face à face, et produisit des prodiges par ma voix que je mis dans sa bouche. Sur la fin de ce chapitre y Ormusd raconte l'origine du monde. Je créai tout dans le commencement , lui dit-il , je créai la lumière qui alla éclairer le soleil , la lune et les étoiles ; alors Tannée n'était qu'un jour ininterrompu; l'hiver était de quarante. Un homme fort cngtmdra deux etifans , l'un mâle , et l'autre femollc : ces crifans s'unirent; les animaux peu-nièrent ensuite la terre.
Il est parlé dans les chapitres suivaus , des œuvres
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agréables à la terre , ou plutôt à l'ange qui la gouverne y comme l'agriculture , le soin des bestiaux , la sépulture des morts et le secours des pauvres. Le bon économe, dit Ormusd, est aussi grand à mes yeux que celui qui donne naissance à mille hommes, et qui récite mille Izechnés,
De l'équité de rendre au riche le prêt qu'il a fait , et des crimes appelés meher deroudis ou œuvre de Deroudi^e diable, opposé à Meher, l'ange qui donne aux champs cultivés leur fertilité ; on pèche en manquant à sa parole^ en rompant les pactes, en refusant aux serviteurs leurs gages, aux animaux de labour leuï nourriture, aux ins* tituteurs des enfans leurs appointemens, aux paysans leurs salaires ^ à une pièce de terre Feau qu'on lui a promise.
Des morts , des lieux et des cérémonies de leur sépulture , des purifications légales , des femmes accouchées avant terme. Ici Ormusd relève la pureté du Yendidad, et parle des trois rivières Pherar, Ponti et Varkess,
De l'impureté que la mort communique à là terre , de l'eau et de toutes sortes de vaisseaux.
De l'impureté des femmes qui avortent , et de la dignité du médecin ; il promet une vie longue et heureuse à celui qui a gu^ri plusieurs malades; il ordonne d'essayer d'abord les remèdes sur les infidèles qui adorent les esprits créés par Âhriman; il prononce la peine de mort contre celui qui aura hasardé un remède pernicieux, sans avoir pris cette précaution, et fixe la récompense que chaque ordre de parsis doit au médecin ; il commence par l'athorne ou prêtre; celui qui a guéri un prêtre^ se contentera des prières que le prêtre offrira pour lui à Dahmaii ou celui qui reçoit les âmes des saints, de l'auge Sserosch^ et qui les conduit au ciel.
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De la manirrc de conduire les morts au daktné, ou au lieu de leur sépulture; de la cérémonie de chasser le diable en approchant du mort un chien ; des prières à faire pour le mort ; du péché de ceux qui y manquent et qui se souillent en approchant du cadavre ou en le touchant, et des puriGcations que cette souillure exige.
Les Parsis ont pour le feu difierens noms tirés de ses usa-* ges, celui de la cuisine, du bain, etc. ; il faut qu'il y en ait de toutes les sortes au dadgah, lieu où l'on rend la)ustioe< Il parle de la place du feu sacré , de la prière habituelle des Parsis, de la nécessité pour le ministre de la loi d'être pur et de s'exercer aux bonnes œuvres ; de l'ange gardien Bahman : cVst lui qui veille sur les bons et sur les juges intègres, et qui donne la souveraineté aux princes aGn de secourir le faible et l'indigent.
Pour plaire & Ormusd , il faut être pur de pensées, de paroles , et d'actions; c'est un crime digne de mort que de séduire la femme ou la fille de son voisin , que d'user du môme sexe que le sien ; rompez toute communion , dit Zoroastre , mettez en pièces celui qui a péché , et qui se refuse à Texpiation pénale , celui cjui tourmente l'innocent , le sorcier , le débiteur qui ne veut pas s'acquitter de sa dette.
Il traite du destour mobid qui confère le barashnom ou la purification aux souillés , des qiialités du ministre i du lieu de la purification , dos inst rumens et de la céré* monic, des biens et des maux naturels et moraux; il en rapporte l'origine et les proj^çrùs à la méchanceté de riiomme, et au nirpris de la purilicatioii.
Il dit de la fornicaliou et de Tadultèrc, (juils dessèchent les rivières, et rcudcul lu terre stérile.
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Il passe aux exorcisraes ou prières qui éloignent les diables instigateurs de chaque crime ; elles tiennent leur principale efficacité d'Honover , ou nom de Dieu ; il enseigne la prière que les enfans ou parens doivent dire ou faire dire pour les morts ; il désigne les chiens dont rapproche chasse le diable qui rôde sur la terre après minuit; il indique la manière de les nourrir ; c'est un crime que de les frapper ; celui qui aura tué un de ces chiens ^.donnera aux trois ordres de Parsis, le prêtre , le soldat , et le laboureur , les instrumens de sa profession ; celui qui n'en aura pas le moyen, creusera des rigoles qui arroseront les pâturages voisins, et fermera ces pâturages de haiçs ; ou il donnera sa fille ou sa sœur en mariage à un homme saint.
Les crimes pour lesquels on est puni de l'enfer , sont la dérision d'un ministre qui prêche la conversion au pécheur, l'action de faire tomber les dents à un chien exorciste, en lui faisant prendre quelque chose de brûlant; d'effrayer et faire avorter une chienne, et d'approcher une femme qui a ses règles ou qui allaite.
n y a des préceptes sur la purification des femmes , la rognure des ongles et des cheveux , le danger de croire à un destour qui porte sur le nez le penon , ou qui n'a pas sa ceinture ; ce destour est un imposteur qui enseigne la loi du diable , quoiqu'il prenne le titre de ministre de Dieu.
Dans cet endroit il est dit qu'Ahriman se révolta contre Ormusd , et refusa de recevoir sa loi ; et l'ange Sserosch qui garde le monde et préserve l'homme des embûches du diable , y est célébré.
Suit l'histoire de la guerre d'Ormusd et d'Âhriman«
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Ormuscl ilcVlarc qu'à la fin «lu momlo les œuvres «VAliriman seront dciruîtos |>ar \vs tn>is prophètes <|ui naîtront d*une semence gardcV dans une petite source dVau dont le lieu est clairement désigné.
Il est fait mention dans ce chapitre de F^temitéf de rame de Dieu qui agit sans cesse dans le monde , de h purification par Kurinc de vache, et autres puérilités, de la résurrection , du passage après cette vie sur un pont qui sépare la terre du ciel , sous la conduite d'un chien, le gardien commun du troupeau.
Il est traité dans le suivant du troisième ]K>eriodekesdi ou troisième prinéc de la première dynastie, qui fut justj et saint ^ qui abolit le mal, et à qui Ormusd donna le hom , ou Tarbre de la santé ; du tribut de prière et de louange du au bœuf suprême et à la pluie.
Le Vendidad finit par la mission divine de Zoroastre. Ormusd lui députa Pange Nériossengul , en Irman. Va, lui dit<-il , en Irman ; Irman que je créai pur , et que le serpent infernal a souillé ; le serpent qui est concentre dans le mal , et qui est gros de la mort. Toi qui m'as approché sur la sainte montagne, où tu m*as interroge, et où je t'ai répondu, va ; porte ma loi en Irman, je te donnerai mille bœufs aussi gras que le bœuf de la montagne Sokand , sur lequel les hommes ])assèrent TKuphrate dans le commencement des tcms ; tu posséderas tout en abondance ; extermine les démons et les sorciers , et mets fin aux maux qu'ils ont faits. Voilà la récompense que j*ai promise dans mes secrets aux habitans dlrmau qui sont de bonne volonté.
L'Izccliné est le second livre du vendidad-sade. Izeclinc signifie bénédiction. Ce livre a vingt cliaj)itres appclt*'
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7;a, par contraction de liatam^ ou amen, qui finit chaque chapitre. C'est proprement un rituel, et ce rituel est une suite de puérilités.
Zoroastre y recommande le mariage entre cousins germains, loue la subordination,, ordonne un chef des prê-* ires, des soldats, des laboureurs et des commercans, et re-^ commande le soin des animaux. Il est parlé d'une âne à trois pieds , placé au milieu de l'Euphrate ; il a six yeux , neuf bouchfss ^ deux oreilles et une corne d'or ; il est blanc et nourri d'un aliment céleste ; mille hommes et mille animaux peuvent passer entre ses jambes ; et c'est lui qui pui;îfie les eaux de l'Euphrate et arrose les sept contrées de la terre. S'il se met à braire , les poissons créés par Ormusd engendrent, et les créatures d'Ahriman avortent.
Après cet âne vient le célèbre destour Hom-Ised; il est saint ; son œil d'or est perçant ; il habite la montagne Albordi ; il bénit les eaux et les troupeaux ; il instruit ceux qui font le bien ; son palais a cent colonnes ; il a publié la loi sur les montagnes ; il a apporté du ciel la . ceinture et la chemise de ses fidèles ; il lit sans cesse V^i^esta ; c'est lui qui a écrasé le serpent à deux pieds , et qui a créé l'oiseau qui ramasse les graines qui tombent de l'arbre hom , et qui les répand sur la terre. Lorsque cinq personnes saintes et pieuses sont rassemblées dans un lieu, je suis au milieu d'elles , dit Hom-Ised.
L'arbre hom est planté au milieu de l'Euphrate ; Hom- Ised préside à cet arbre. Hom^Ised s'appela aussi Zéré» gone. Il n'a point laissé de livres ; il fut le législateur des montagnes.
L'Izechné contient encore l'eulogîe du soleil , du feu et de l'eau , de la lune et des cinq jours de gahs ou sur-
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ajouK^H aui flGo jour» th. Iriir iinnc^ , qui a douze moia coin[>ofM^8 chacun de 5o jourfl. Il finit pur ces mnxlroet: u Lisez riiunover; révc-rrx tout ce qu^Ormusd fait , a » fait et fera. Car Ormusd a dit : adorc^^ tout ce que j'ai » cn^^9 cVflt comme ni vous m'adoriez. »
Il n'est pas inutile de remar(|uer que Zoroattrè na jamais pàtlâ que de deux dynasties de Parsia.
Tx! second livre du Vendidad est le Visapered, ou la connaissance de tout.
Unc4?lèbrebramine des Indes, attird parla rc^putatioii de/oroastre, vint le voir , et Zoroastre prononça devant lui le visspered. Mnlgr(:son titre fastueux» et la circonstance qui le produisit , il y a peu de choses remarquables. Chacpie classe d*animaux a son destour ; la sainteté est recoinniandrc* aux prc^tros , et le mariage entre cousbts germains aux fidèles.
Nous allons parcourir rapidement les autres livres des I^rnmines, recueillant de tous ce qu'ils offriront déplus renia npiable.
L(>s Jcsrht.s sont des loiianç;es pompeuses d'Onnusd. Dans un de ces hymnes , Zoroa.Htre demande & Ormund^ quelle est celte parole ineirable qui rt^pand la lumière, (hmne la vi<;loire, eonduil la vie de l'homme, déconcerte les esprits malfalHans et donne la santd au corps et â Fc^spril ; et Ormitsd lui répon<l : c'est mon nom. Aie mon nom eontinuellement à la bouche et tu ne redouteras ni la iléelie dutchakar, ni son poignard , ni son ép^'Cy ni «a nias.siH». A eettcî réponse, Zoroastre se prosterna vX (lit : J'adorcf l'inteHi^ence de Dieu (jui renferme la parole, .son entendement «pii la médite, et sa langue qui la prononce .'ians ce:>.*ie.
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Le Patct est une confession de ses fautes , accompagnée de repentir. Le pécheur , en présence du f»u ou du destour, prononce cinq fois le JetliaaJiou verio , ets'adressant à Dieu et aux anges^ il dit : Je me repens avec confusion de tous les crimes que j'ai commis en pensées , en paroles et actions, je les renonce et je promets d^étre pur' désormais eu pensées , paroles et actions. Dieu me fasse miséricorde , et prenne sous sa sauve-garde mon âme et mon corps , en ce monde et en l'autre. Après cet acte de contrition, il avoue ses fautes qui sont de vingt-cinq espèces.
Le Babman Jeschs est une espèce de prophétie , où Zoroastre voit les révolutions de l'empire et de la religion , depuis Gustaspe jusqu'à la fin du monde. Dans un rêve, il voit un arbre sortir de terre et pousser quatre branches , une d'or, une d'argent , une d'airain et une de fer. Il voit SCS branches s'eut relasser; il boit quelques gouttes d'une eau qu'il a reçue d'Ormusd, et l'intelligence divine le remplit sept jours et sept nuits ; il voit ensuite un arbre qui porte des fruits , chacuu de difFérens métaux. Voilà de la besogne taillée pour les commentateurs.
Le Virafnama est l'histoire de la missioii de Viraf. La religion de Zoroastre s'était obscurcie; on s'adressa à Viraf pour la réintégrer ; ce prophète fit remplir de vin sept fois la coupe de Gustaspe et la vida sept fois , s'endormit , eut des visions , se réveilla et dit à son réveil des choses les mieux arrangées.
Dans le Boundschesch , ou le livre de Vé terni té , Téternité est le principe d'Ormusd et d'Aliriman. Ces deux ' principes produisent tout ce qui est; le bien fut d'Ormusd, le- mal d'Ahriman. Il y eut deux mondes, un monde pur,
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un monde impur. Âhriman rompit Tordre général. Il y eut un combat. Ahriman fut vaincn. Ormusd créa on bŒufqu'Aliriman tua. Gî bœuf engendra le premier homme f|ui s'appela Gaiomard ou Kaio^MorU. Avant la création du bieuf 9 Ormusd avait formé une goutte d'eau, appelée Yeau^de^aantéi puis une autre goutte, appelée ïeau^Ie-ifie. Il en répandit sur Kaio-Morts^ qoi parut tout ù coup avec la beauté , la blancheur et la force d*un jeune homme de quinze ans.
La semence de Kaio-Morts , répandue sur la terre , pro« duisit un arbre , dont les fruits contenaient les parties naturelles des deux sexes unis ; d*un de ces fruits nacquirent l'homme et la femme ; Ihomme s'appelait Meschia et la femme Meachine. Ahriman vint sur la terre sous la forme d'un serpent et les s<k1uisit. Corrompus , ils continuèrent de Tètre jusqu'à la résurrection; ils se couvrirent de vètemens noirs, et se noiurirent du fruit que le diable leur présenta .
De Meschia et de Meschine naquirent deux couples • de mâles et de femelles , et ainsi de suite jusqn'à ce qu'une colonie passa FEuphrate sur le dos du bœuf de Staresscok.
Le livre est terminé par le récit d'un événement qui doit précéder et suivre la résurrection ; à cette grande catastrophe , la mère sera séparée du père , le frère de la sœur, l'ami de l'ami; le juste pleurera sur le réprouvé, et le réprouvé pleurera sur lui>même. Alors , la comète Goultcher , se trouvant dans la révolution au-dessous de la lune , tombera sur la terre ; la terre frappée tremblera comme Tagncau devant le loup ; alors le feu fera couler le» montagnes comme Teau des rivières ; les hommes passeront a travers ces flots embrasés et seront purifiés 5 le juste n'eu
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sera qu'effleure, le méchant en éprouvera toute la fureur, maïs son tourment finira , et il obtiendra la pureté et le bonheur.
Ceux qui désireront en savoir davantage, peuvent recourir à l'ouvrage anglais , intitulé : The Annual Régis* ter ^or a view ofthe History , Politics and Littérature ofthe year 1^62. C'est de ce recueil qu'on a tiré le peu qu'on vient d'exposer.
Diderot,
FII9 DU tome quinzième ET DERIÏIER.
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