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2, Quoique les lois agissent sur les mœurs, elles en dépendent. Ainsi, Montesquieu corrige toujours par quelque vérité nouvelle une première pensée qui ne paraissait excessive que parce qu'on la voyait seule. La nature et le climat dominent presque exclusivement les sauvages, les peuples civilisés ('béissent aux influences morales. La plus invincible de toutes, c'est l'esprit général d'une nation; il n'est au pouvoir de personne de le changer; il agit sur ceux qui voudraient le méconnaître; il fait les lois ou les rend inutiles : les lois ne peuvent l'attaquer, parce que ce sont (l«ux puissances d'une nature diverse; il échappe ou résiite à tout le reste. (M. Vill'.v^ir, Éloge de Montesquieu.)
ses manières, pour ne point gôner ses vertus. Si en général le caractère ust bon, qu'importe de quelques défauts qui s'y trouvent ?
On y pourrait contenir les femmes, faire des lois pour corriger leurs mœurs et borner leur luxe : mais qui sait si on n'y perdrait pas un certain goût qui serait la source des richesses de la nation» et une politesse qui attire chez elle les étrangers?
C'est au législateur à suivre l'esprit de la nation lorsqu'il n'est pas contraire aux principes du gouvernement ; car nous ne faisons rien de mieux que ce que nous faisons librement, et en suivant notre génie naturel.
Qu'on donne un esprit de pédanterie à une nation naturellement caie, l'État n'y gagnera rien ni pour le dedans ni pour le dehors, l.aissez-lui faire les choses frivoles sérieusement, et gaiement les ■jiioses sérieuses.