‹ Esprit des lois, livres I-V;Chapitre 250 sur 279 · Voyez la fable dos Abeilles · texte numérisé non relu

Voyez la fable dos Abeilles

2. Les [jcuples qui suiveut le kan de Malacamber, ceux de Carnalaca et de Cororaaodel sont des peuples orgueilieux et paresseux ; ils coosommout peu, parce qu'ils sont uiiéiables : au lieu que les Mogols et les peuples de l'indoslan s'occupent cl jouissent descommo iiiés de la \ie, comme les Européens, {/fctueii des voyages qui ont servi à l'éiablisstnient de la Compagnie des JnUes, t. 1, p. 34.)

Les peuples d'Acliim* sont fiers et paresseux; ceux qui n'ontpoint d'esclaves en louent un, ne fût-ce que pour faire cent pas, et porter deux pintes de riz : ils se croiraient déshonorés s'ils les portaient eux-mêmes.

Il y a plusieurs endroits de la terre où l'on se laisse croître les ongles pour marquer que l'on ne travaille point.

Les femmes des Indes 2 croient qu'il est honteux pour elles d'apprendre à lire : c'est l'affaire, disent-elles, des esclaves qui chantent des cantiques dans les pagodes. Dans une caste, elles ne filent point; dans une autre, elles ne font que des paniers et des nattes, elles ne doivent pas même piler le riz; dans d'autrrs, il ne faut pas qu'elles aillent quérir de l'eau. L'orgueil y a établi ses règles, et il les fait suivre. Il n'est pas nécessaire de dire que les qualités morales o^it des effets différents selon qu'elles sont unies à d'autres : ainsi l'orgueil, joint à une vaste ambition, à la grandeur des idées, etc., produi.'-it chez les Romains les effets que l'on sait.

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