CE QU'ON EMPORTE DANS L'AUTRE VIE
Lorsqu'un bomme meurt en Angleterre, ses amis, pour faire l'éloge de son courage, de son énergie et de son application au travail, disent : « Il ne vivait que pour mener à bonne fin sa grande ligne de cbeminde fer; » ou bien: «Il n'a eu en vue que d'obtenir du gouvernement une éducation plus complète pour le peuple; » ou bien encore: «Il s'était dévoué corps et âme à la cause du libre échange, » ou enfin : « C'était un zélé protectioniste, un vrai martyr de l'opinion. C'était la seule chose qu'il eût en vue : il a grandi et vieilli avec elle ; il ne pouvait s'occuper de rien autre chose ; il n'a épargné ni temps ni dé" pense pour faire triompher son système ; c'était chez lui une véritable manie. Il a fini son rôle et il l'a parfaitement rempli, parce qu'il s'y était dévoué corps et âme, et il a mérité la reconnaissance publique. » Voilà ce qu'on dit. Et pourquoi donc ne dirait-on pas aussi de nous : « Un tel est mort. Il n'avait durant sa vie qu'une chose à cœur. Il aspirait après la venue du règne de Jésus-Christ, et il désirait voir l'accomplissement de sa volonté sur la terre comme dans le ciel.. Ce désir l'enflammait d'ardeur ; il en faisait son occupation jour et nuit ; rien
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ne pouvait l'en distraire ; il n'épargna ni temps ni argent pour atteindre son but, et quand il ne pouvait disposer d'aucun de ces moyens, il faisait violence au ciel par ses prières. En dehors de cela, rien n'avait à ses yeux la moindre valeur. (Jette pensée lui tenait lieu de nourriture, elle Je dominait complètement. Maintenant le voilà dans l'autre monde. » Oui, ilestmort. Mais tandis que le premier laisse derrière lui son chemin de fer ou ses autres spéculations, notre ami a emporté au pied du tribunal de Jésus-Christ son amour, son travail et ses prières. Et ce que le souverain Juge lui accorde en récompense de toutes ses bonnes œuvres, nul œil ne l'a vu, nulle oreille ne l'a entendu, nulle intelligence ne le peut concevoir.
(Tout pour Jésus, pp. 67, 68, etc..)