‹ Esprit du p. FaberChapitre 29 sur 435 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

l'avocat de la Miséricorde. A plus d'une reprise il a abordé cette terrible question du nombre des élus, et il a aisément trouvé le moyen de la résoudre avec une rigoureuse orthodoxie dans le sens de la bonté. Toujours large, toujours élevé. Peu d'âmes ont eu de telles proportions, et il est vraiment comparable aux plus illustres intelligences et aux plus vastes cœurs qui ont fait la gloire de l'Eglise. Le P. Bowden nous parle longuement des sermons du P. Faber. On y trouve à la fois la profondeur et l'éclat, et principalement un rare talent d'exposition. Ce poète savait être méthodique, ce théologien était clair. C'était ensuite une chaleur qui ne se refroidissait jamais, une musique toujours douce et un coloris toujours vif. Sa sincérité était absolue, et son élévation constante. « Il était mieux doué qu'aucun de ceux que nous nous rappelons avoir entendus. Il avait une aisance et une flexibilité d'esprit et de voix , une vivacité à saisir et à imaginer, une beauté de conception et d'expression remarquables. 11 possédait même un autre genre de beauté saisissable à l'œil et à l'oreille : c'était ce rayonnement de la confiance dans un homme qui vit dans la lumière et dans la paix de Dieu, et qui désire ardemment faire partager aux autres le bonheur dont il jouit. Nous n'avons vu nulle part cette réunion de qualités oratoires. » Ainsi parle un de ses admirateurs. Nous n'ignorons pas que ce sentiment n'est pas celui de tous les catholiques, et en France notamment, il n'a pas manqué d'entendements froids et d'esprits relatifs qui ont condamné sévèrement

du P. Bowden, les idées du P. Faber sur les Classiques chrétiens. Elles sont conformes à celles de Mgr Gaume, que nous avons toujours défendues et voulons défendre toujours.

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