‹ Esprit du p. FaberChapitre 386 sur 435 · CINQUIÈME DOULEUR. — LE CRUCIFIEMENT · texte numérisé non relu

CINQUIÈME DOULEUR. — LE CRUCIFIEMENT

Prébide. — Le crucifix, solution de tous les mystères, source de toutes les espérances, symbole de tous les amours. — Mais Marie est inséparable du crucifix. — La cinquième douleur se distingue par de grandes périodes créatrices de sainteté et d'affliction.

1° Circonstances, etc. — 1° Le crucifiement, dont chaque scène est pour Marie un martyre particulier. — Élévation de la croix. — Ténèbres.

2° Les trois heures sur la croix : la première heure. Marie entend les paroles brutaLs, — voit la tunique du Sauveur tirée au sort, et toute l'histoire de l'Église — la pose du titre de la croix. — Ses prières pour les deux larrons — Mais le grand objet de sa contemplation était Jésus en croix.

3° La deuxième heure. Chacune des sept paroles devient pour Marie une théologie, une lumière, un nouveau degré d'amour et par suite de douleur. — Sa douleur s'élevait comme toujours jusqu'à l'adoration de son fils. — Voilà votre mère ! Mystères de cette parole. — Elle fut l'annonciation de sa maternité des hommes.

4° La troisième heure. J'ai soif! Douleur physique. — Douleur spirituelle — Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi etc. ? Marie, comme le Père, fit aussi le sacrifice de son Fils. — Les élans de son amour de mère. — Dernier regard entre la mère et le fils. Mort du Sauveur.

11° Particularités etc. — 1° Le crucifiement, source et origine de toutes les autres douleurs, à part la troisième.

2° Trois longues heures d'agonie mortelle sans interruption.

3° Épreuve héroïque de la foi de Marie devant l'obscurcissement de ja divinité en Jésus-Christ, — et même des perfections divines.

4° Les sept paroles, comme paroles d'un Dieu, devenues pour le cœur de Marie comme sept glaives à deux tranchants.

5° La proclamation de sa maternité des pécheurs amenant d'énormes afflictions.

6° Impuissance de Marie à secourir Jésus en croix. 7° Le délaissement de Jésus, ouvrant devant les yeux de Marie les horreurs de la damnation éternelle.

8° Universalité des souffrances de Marie, comme reflet de la Passion.

yu Incapacité de mourir avec son tils.

III0 Dispositions etc. — Impossibilité de les décrire : 1° à cause des profondeurs de sa sainteté, — 2° à cause de sa puissance de comprendre toute la réalité du présent — Tranquillité de ses douleurs. — Son courage silencieux. - Sa générosité.

IY° Leçons etc. — 1° Rester fidèles à nos croix.

2° liester debout comme Marie, quand nous n'y sommes pas attachés.

3° Les porter en silence.

4° Que l'obscurité du calvaire guérit notre cécité spirituelle.

5° L'oreille intérieure s'ouvre sur le calvaire.

G° Jésus nous y apprend à mourir.

7° Marie, à nous dévouer pour les mourants.

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