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LA COMPASSION DE MARIE

Sa définition : Les sept douleurs, comme réunies pour n'en faire qu'une seule ; les larmes de Marie se verront dans le Précieux Sang.

1° Bot divin de la compassion de marie

1° Dieu a voulu que la compassion fut une partie de la rédemption «lu monde. — En quel sens Marie fut corédemptrice. Cinq propositions :

a. Dans le sens propre, Jésus-Christ est le seul rédempteur.

b. Dans un sens secondaire et par participation, tous les élus coopèrent à la rédemption.

c. Coopération de Marie dans le même sens, mais à un degré dont nul autre n'approche.

d. Coopération par sa maternité.

e. Coopération par ses douleurs.

De là un nouveau point de vue de la magnificence de Marie. — Yoilà Marie mêlée aux desseins éternels de l'univers.

2° On explique davantage comment les douleurs de Marie appartiennent à l'intégrité du plan divin. — Elles entrent dans la classe des souffrances non-nécessaires de la Passion.

Il0 Nature de sa compassion.

La compassion des saints ne peut se comparer à celle de Marie.

1° Elle fut simultanée avec la Passion, et comprimée dans les trente trois années.

2° Elle fut une partie de la Passion et identique avec elle.

3° Elle revêtit le caractère de sacrifice et d'expiation qui appartenait à la Passion.

4° Fut un exemple pour l'Eglise entière, et remplit une fonction pour tous les âges du monde.

5° Elle fut la réparation que Marie faisait à son fils comme Dieu.

6° Si au pied de la croix elle servit aussi la gloire de son fils, elle s'y trouva encore pour servir jusqu'à la fin son humanité sacrée.

III0 Ses effets actuels.

On peut les classer sous trois titres :

1° La compassion participe aux effets qu'a produits la Passion ; car elle fut une partie de la Passion. — Elle servit a satisfaire en Jésus la soif immense de souffrance. — Aussi les douleurs de Marie sont autant celles de Jésus que celles de sa mère.

2° Elle rendit Marie propre à remplir l'office de mère des hommes et de refuge des pécheurs.

3° Par elle Marie devint corédemptrice. Nature de son sacrifice : — 1° Elle souffrit sans péché. — 2° Son droit d'offrir Jésus. — 3° Procura à Dieu une immense gloire. — Devint partie vivante du sacrifice du Jésus.

IV0 Notre compassion avEC celle de Marie.

Elle est une adoration de Jésus et une vraie compassion avec lui.

1° Elle est très-agréable à Jésus, comme étant la perfection de la dévotion à la Passion.

2° Elle se lie avec une grande sainteté intérieure.

3° Elle est un des signes de prédestination, — et la meilleure préparation à la mort.

4° Elle est obligatoire pour nous qui sommes cause de ses douleurs. — Conclusion.

V° Comparaison de la passion et de la compassion.

1° Les plus vives souffrances du Sauveur furent les intérieures : la compassion aussi fut intérieure.

2o L'une fut la cause de l'autre. — Les saints stigmatisés.

VI0 Excès apparent de la compassion.

Car tout l'extérieur de la Passion fut pour Marie une Passion intérieure. — Le prix de son Immaculée Conception.

VII° Sa grandeur.

En voici cinq abîmes et cinq mesures : les souffrances de Jésus ; sa beauté ; la cruauté des bommes; l'amour profond de Marie pour Jésus ; l'amour profond de Jésus pour Marie. — Conclusion.

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