‹ Esprit du p. FaberChapitre 51 sur 435 · DE L'AMOUR DE DIEU POUR NOUS · texte numérisé non relu

DE L'AMOUR DE DIEU POUR NOUS

Si nos cœurs ne sont point émus, attendris et transportés à la seule pensée, au nom seul de Dieu, du moins la réflexion doit nous convaincre que toute la Religion n'est qu'une œuvre d'amour et que, sans amour, nous ne saurions espérer de jamais voir Dieu. Partout Dieu prend la dernière place dans le monde qu'il a fait; il s'abaisse à supplier, quand nous croirions qu'il va commander. Celui qui nous a tous créés de rien, celui de qui seul tout bien procède, consent à se laisser placer sous une obligation envers nous. Me permettra-t-on de m'exprimer

ainsi? Il semble nous « faire la cour»: il prodigue ses caresses à notre âme, et jamais nos froideurs ne le repoussent ; il nous cède toujours, il fait taire constamment ses droits et, se mettant à notre place, il nous met à la sienne.

( Tout pour Jésus, p. 167 168.)

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