‹ Esprit du p. FaberChapitre 81 sur 435 · LIVRE TROISIÈME. — L'HOMME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. — L'HOMME

d'horreur, comme l'affreux séjour des esprits déchus. Mais il n'en fut pas ainsi. La terre vit s'obscurcir son éclat, mais elle ne le perdit pas tout entier; Elle fut privée de ses plus beaux ornements, mais elle ne parut pas encore semblable aux enfers. Dieu la regarda à travers le Précieux Sang, comme au travers d'une nuée, et c'est sous les rayons de "cette gloire obscurcie, comme sous les reflets d'un pâle coucher de soleil, qu'elle demeura jusqu'à la venue de Jésus-Christ. A peine l'homme eutil péché, que l'influence du Précieux Sang commença à se faire sentir. Il n'y eut dans la conduite de Dieu à son égard rien de cette sévérité déployée à l'égard des Anges. Les reproches même adressés à Adam furent pleins d'une bonté toute paternelle. Les promesses vinrent se mêler au châtiment ; le nom de Marie fut prononcé comme devant descendre d'Eve, et la prophétie qui annonçait Jésus fut donnée à nos premiers parents comme un rayon de lumière destiné à adoucir la tristesse de leur pénitence. Telle apparaissait alors la terre aux regards de Dieu.

Telle elle apparaît encore maintenant, avec cette différence toutefois que la nuée est devenue plus lumineuse depuis que le sacrifice du Calvaire a été offert

( Le Précieux Sang, pp. 16-17. )

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