‹ Esprit du p. FaberChapitre 90 sur 435 · LIVRE QUATRIÈME. — L 'INCARNATION · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. — L 'INCARNATION

Dans les pâturages de la Mésopotamie comme dans les plaines où son peuple façonnait la brique pour les Égyptiens, sous les palmiers du désert comme auprès des vignes d'Engaddi ou sur les rives des fleuves de Babylone, Dieu est toujours le même.

Dieu ne peut se passer de nous, il ne peut supporter la perte de notre amour; il s'attache à nous, il sollicite, et, quand il puait, c'est pour obtenir l'amour, et sa main s'interpose entre lui-même et le pécheur ; il cherche à toucher nos cœurs par ses plaintes pleines de charmes ; il gémit comme un amant repoussé ou un ami soupçonné ; il nous appelle avec une sorte d'humilité qui n'a pas son égale dans l'amour humain.

Quelle idée de Dieu la Bible seule nous laisse- t-elle, et quelle est au fond, cette impression ? C'est que la passion dominante du Créateur est de gagner le cœur de ses créatures. Nous ne concevons pas de monstre plus horrible que le cœur qui se refuse d'aimer Dieu, le Dieu de la Bible, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le père de Notre- Seigneur Jésus-Christ.

Le désir de Dieu, la résistance de l'homme, la victoire de Dieu, n'est-ce pas en trois mots toute l'histoire de la Bible? [Le Créateur et la créature, pp. 129-130.)

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