LA DÉCENTRALISATION
Un publiciste français à écrit que # dans une société démocratique, pour limiter la Hiberté,il faut diviser son action en multipliant les fovers d'indépen.: uce locale, et en les reliant entre, eux par un engrenuge hiérarchique, ”? C'est précisément ce qui caractérise les institutions de notre province, Nous avons la décentralisation judiciaire, Ja décentralisation municipale, Ja décentralisation scolaire, la décentralisation agricole, la décentralisation dans lés affaires temporelles des églises, enfin dans toutes les choses qui touchent de plus près aux intéréts du peuple. Nous ne connaissons pas de pays où le peuple se gouverne plus directement et plus complètement par lui-même lans notre province, [ci, il ne peut pas étre dépensé un centin de l'argent peuple, par le gouvernement politique, le gouvernement muvicipal, je uvernement dans les choses temporelles de l'Eglise, dans nos sociétés d'agrilture, pur nos commissions scolaires, sans que cette dépense ne soit approuvée par les représentants autorisés du peuple. Nos conseils municipaux, nos comrnissions d'écoles, nos assemblées de marguilliers et de franc-tenanciers, de
membres des sociétés d'agriculture,sont autant de petits parlements où les élus
du peupl lélibérèrent des affaires ressortant à leur juridiction respective discuter lendent les intérêts de leurs comimettants et prennent part aux affaire ques, qui ne se font et ne se décident que de l’assentiment des parti ernées.
Grâce à cette décentralisation, les intérêts particuliers de races et de relis religion jouissent d’une protection complète ; les citoyens d’origine.etde croyances feligieuses différentes, n'ont aucun sujec de haine ou de conflit et vivent daus la plus parfaite harmonie ; ils s'estiment mutuellement, comme doivent le faire les habitant: d'un pays où le sentiment chrétien est respecté et où l'idée religieuse est profondément enracinée, enfin, comme dans les pays où la vraie civilisation est ie plus avancée. Ces libertés, que nousavons conquises au prix du sang de quelques-uns des nôtres, nous permettent de conserver sous le drapeau britannique ‘les mœurs, la langue, et les lois civiles de la Frar ze de Louis le Grand, de nous proclamer ouvertement francais, sans entraves et sans molestation, *’ de jouer un rôle proéminent dans la politique et les destinées de la Confédération Canadienne. Et nos compatriotes d’origine anglaise bénéficient trop de ces libertés pour songer à nous savoir mauvais gré de les avoir introduites dans le pays, nous, le descendants de la France autocratique de Richelieu et de Louis XIV.