TRONC ARTÉRIEL BRACHIO-CÉPHALIQUE
Eviter : 1“ Le tronc veineux brachio-céphalique gauche qui croise en avant le tronc artériel ; 2° les veines sous-thyroïdiennes qui la croisent également pour se rendre au tronc veineux ci-dessus ; 3“ le tronc veineux brachio-céphalique droit situé à droite du tronc artériel (ce rapport est bien moins immédiat que celui du tronc brachio-céphalique gauche); 4" le pneumo-gastrique et le récurrent, voisins de l’extrémité interne du tronc artériel ; 5® la plèvre, située en bas et en dehors.
NOTA. — Dans toutes ces opérations, il faut encore éviter le plus possible les filets cardiaques nombreux du pneumogastrique et du grand-sympa-fehique, les couper si on ne peut les préserver, avoir soin dans tous les cas de ne pas les comprendre dans la ligature.
On peut avoir à ouvrir dans la région sternoniasloïdienne des abcès superficiels, ou des abcès profondément développés dans la gaine du sterno-mastoïdien ou sous ce muscle. La première de ces opérations est fort simple ; la seconde, commencée avec le bistouri, sera généralement achevée avec la sonde cannelée.
Les ganglions lymphatiques de la région sternomastoïdienne deviennent quelquefois assez volumineux pour déterminer des accidents graves dûs à la compression des gros vaisseaux et nerfs du cou ou des voies respiratoires. On peut se borner, lorsque ces accidents se produisent, à débrider l’aponévrose cervicale (Nélaton), ou bien on peut extirper ces tumeurs. L’étude que nous avons faite des vaisseaux et nerfs du cou nous dispense d’insister sur les organes qu’on rencontrera et qu’il faut éviter de blesser dans des opérations de ce genre.
La section sous-cutanée du sterno-mastoïdien est le plus souvent pratiquée pour remédier à un torticolis permanent. La présence des veines jugulaires antérieures et externes qui, près de la clavicule, passent sous la partie inférieure du sterno-mastoïdien pour rejoindre la veine sous-clavière fait que c’est généralement à 15 millim. au moins au-dessus de la clavicule que se fait cette section. Pour couper le sternomastoïdien, on glisse le ténotome en arrière du muscle ou faisceau du muscle qu’on veut couper (c’est généralement le faisceau interne qu’on sectionne), et on le coupe d’arrière en avant. Une main exercée peut opérer la section d’avant en arrière ainsi que nous l’avons vu faire à M. Tillaux : les gros vaisseaux du cou sont recouverts à ce niveau par les muscles soushyoïdiens.