‹ Esquisse d'une bibliographie de la'chanson populaire en EuropeChapitre 17 sur 17 · COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE

La mise en pages du précédent travail était dé|à terminée, quand nous avons recueilli quelques indications nouvelles quinous avaient précédemment échappé.

C'est ainsi que nous devons à l'obligeance de M. Hubert Pernot, professeur de grec moderne à TÉcole des Langues orientales vivantes, de connaître les ouvrages suivants :

Lampadarios. — Collection de mélodies grecques, Constantinople, 1842.

Vlachopoulos s. J.). — Harmonia^ ou Chants grecs et turcs avec notation musicale, Constantiqople, 1848, in- 8.

Gborgiadès (P). — Calliphonos Sirène, Collection de chants populaires des Grecs et des Turcs d'Europe. Constantinople» 1859.

Nous les citons par curiosité, car ces recueils ne nous sont connus que par la mention qu'on en trouve dans le catalogue n"* lxiii du libraire anglais David Nutt. Il en est de même de la brochure de :

Keibelès. — Anthologie musicale, Constantinople, 1873,

dont nous avons relevé la référence dans Touvrage de Pachtikos.

Nous n'aurions que peu de choses à ajouter en ce qui concerne les pays du domaine latin, si nous n'avions reçu de M. TabbéDupoux, le très savant musiciste, actuellement en résidence à Fribourg, une volumineuse bibliographie relative à la Suisse, considérée sous son triple aspect français germanique et latin. Mais, bien que centtrente-deux recueils nous aient été signalés par notre conscienceux correspondant, il ne nous semble pas que nous puissions glaner abondamment dans le nombre : ce sont surtout des chants pour les écoles, ou bien à Tusage des familles, ou encore destinés à des sociétés. Ceux de ces recueils que nous connaissons nous font suspecter le caractère populaire de ceux que nous n'avons pas eus entre les mains. On sait combien le gouvernement fédéral tend à développer le chant populaire, mais par là il faut entendre l'exécution d'œuvres modernes et savantes par les masses populaires. Ne nous abusons point. Le chant populaire, au sens que nous lui donnons, n'a qu'une faible représentation bibliographique. Nous ajouterons cependant pour la Suisse de langue française ;

Chansons et coraules fribourgeoises. Les Chants du Rond dEstavayer, Fribourg, 1894.

La Gruyère illustrée. Chants -et coraules de la Gruyère. Leipzig, 1894 et années suivantes, 2 vol.'

Cantiques et chants populaires connus^ recueillis par un instituteur. Fribourg,

Chansonnier des Zofingiens de la Suisse romande, Lausanne. Sixième édition |

en 1804.

Nous citons ces quelques recueils sur la foi de leur titre et dans Tignorance du contenu : la liste pourrait en être indéfiniment allongée. Plus intéressants, croyons-nous, doivent être les recueils publiés dans le canton des Grisons, où se parle un dialecte auquel les philologues assignent une existence indépendante dans la famille des langues romanes, le rhéto-roumain.

BuHLER (J.-A.)» — Canzunsa ^ vuehsper il chor viril^ vertidas e publicadas en lungati rhàto-romousch. Cuera (Coire), 1865. in-8. I

BuHLER (J. A.). — Collecziun de canzuns per chormixt, i fasc. Cuera, 1870, in-8.

HuNGEN (J.-Ant.). ChansuHsa^ vuschs per il chant maschda^ i»* et 2» part, in 8, s. d.

Chaniunettas ad i e 2 vuschs per las scoulas d'Engiadin^ota. Coira, 1870, in-8.

On voit le déchet considérable que notre point de vue restreint entraîne dans une bibliographie de la musique suisse. Nous avons arbitrairement choisi quelques titres, en telle manière que le travail de M. Tabbé Dupoux reste à peu près intact et qu'il pourra le publier comme une œuvre intéressante en se plaçant au point de vue national helvétique, sinon à celui de la musique proprement populaire.

Signalons un complément, qui serait un lort beau sujet d'études bibliographiques, mais trop peu pratique dans les résultats pour que nous Tabordions ici. C'est rénumération des recueils de chants populaires anglais, écossais et irlandais, publiés au xvii® et au xviii® siècle. Leur nombre dépasse l'imagination. L'authenticité de leur contenu aurait besoin d'une critique sérieuse, mais fort difficile, très spéciale aussi, et c'est là une raison qui nous fait hésiter également à donner le résultat de nos dépouillements. Le travail toutefois nous a assez intéressé pour que nous soyons heureux de voir par la suite un autre que nous le mènera bonne fin.

Nous terminerons par quelques indications bibliographiques complémentaires relatives aux peuples slaves : nous les donnons par ordre alphabétique des noms d'auteur.

Artemowski (G.). — ^ ^ chants populaires de l'Ukraine^ avec une introduction' historique, littéraire et bibliographique. Kiev, 1883, in-8.

Dadjourek (B.). — Pisne cernohorské. Praze, 1890, in-8. 70 chants populaires de Monténégro.

Dadjourek (B.). — Pisne charvatské. Praze, 1893, in-8. 64 chants populaires de Croatie.

. Papjourek{B.). — Pisne slovinske. Praze, 1890, in-8. Chants populaires Slovènes.

Federowskij (F. M.). — Ludokolic Zarek^ Siewteria t Pilicy, Warszawa, 1888- 1889, 2 vol. in-8.

Francisci (J.). — Travnice^ 100 slovenskych narodntch pjesni. Turocz Szt Marton, s. d , in-4**.

Mélodies slovaques.

Karadcicz (W.-St.). — Narodna srpska pjesmarica, Wien, 181$, in-8. Réédition en huit volumes, à Belgrade, 1891-1902.

Ce recueil considérable fait malheureusement une part infime aux mélodies populaires, qui n'occupent que quelques pages à la fin du dernier volume.

KoLBERG (O.). — Chelmskie, Obrai etnogaficzny, Krakow, 1890-91, 2 vol.

in-8.

Le second volume contient environ 500 poésies populaires, dont un g^and nombre avec leurs mélodies.

MucKE (K. E.). — Dodawk k ludowym pesniam. Budysin, i883, in-8. Chants wendes de Lusace.

Spevy Slovenske, Vyd. Jatt Francisci^ O. Halasa^ J. Melicko^ P. Mudron^ A. I ^ Pietor^K. Ruppelt. Turocz Szt Marton, 1880-1893, in-4.

1' i Mélodies populaires slovaques.

Nous ne prétendons point avoir épuisé la série, mais il nous semble bien que les principaux recueils de mélodies populaires ont ainsi paru à leur tour dans notre énumération.

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