I. — Ghaosons populaires grecques
Si les dialectes néo-grecs ont de nos jours dans le bassin méditerranéen une extension moindre que dans l'antiquité, il n'en est pas moins vrai qu'on parle grec sur la côte orientale de la Corse, à Kargèse, qu'on parle grec dans les villes d'Asie Mineure, à Constantinople même, comme dans le royaume de Grèce, dans ses îles et dans les provinces du nord.
Nous citerons comme recueils principaux :
SiGALA ( Anton los). — XuXXoyV, IOv.xwv (^7{JidtTa>v itEpiiyouax Xc-cpaxodia ^9iioix% TovtaOévra Otto toù sx S^/^p%^ fxooffixo$i8xjxiXou *Avxoviou N. Si^âXa, Athènes, l88o, in-8.
Recueil de chants nationaux, contenant 400 mélodies notées par Antoine Sigala professeur de musique à Thira
Les mélodies sont notées avec les caractères de la musique liturgique, par suite peu accessibles aux Occidentaux.
Nous ajouterons que dans cet important recueil chant national n*est pas toujours synonyme de chant populaire,
Matza (Périclès). — 80 mélodies populaires grecques pour chant ^ avec accompagnement de piano. Constantinople, 1883.
Bourgault-Ducoudray. — Trente mélodies populaires de Grèce et d'Orient. Paris, Lemoine, 3* éd., 1897.
Recueil trèsconnu et excellent. Les Grecs eux-mêmes le tiennent en haute estime.
Pernot (H.) et Le Flem (P.). — Mélodies populaires grecques de Vîle de Chio Paris, Leroux, 1903, in-8.
Extrait des Nouvelles Archives des missions scientifiques et littéraires, t. XI. Les mélodies ont été recueillies au phonographe. Très intéressant.
Pachtikos (G. D.). — 260 mélodies populaires grecques recueillies de la bouche du peuple. Athbnts, 1905, in-8°.
II — Chansons populaires nôo- latines.
Le latin, qui fut la langue officielle de tout fempire romain, s'est continué à Tépoque romane, vers le ixe siècle, en une série de langues absolument indépendantes les unes des autres : Titalien, lespagnol, le portugais, le français, le provençal, le latin, le roumain.
Chacune de ces langues a eu son développement populaire. Nous en avons les manifestations dans les recueils suivants: