ut. — klulit. — dlulit
Le premier paradigme montre que les verbes dits en ork ne diffèrent pas en réalité des verbes en oark et ont par conséquent le même th£me de conjugaison.
Le deuxième paradigme (verbes en Alunè) ne nous embarrassera guère. Cette terminaison Alunè nous indique que nous avons affaire à un participe présent conjugué au moyen d’affixes personnels, autrement dit à une conjugaison périphrastique : nalugapéarkloa, par exemple, équivaut à nalugapéarnlhunè uväa, je (suis) dans le agir inconsidérément, et ainsi des autres personnes, l’affixe personnel ne manquant qu’à la troisième personne du singulier. Ce 2est pas autrement que se conjugue le verbe basque, et c’est de même que les Anglais disent T'am a-falling, je suis dans le tomber, je tombe. D’après cela, le thème de ce verbe est nalugupcar, et le thème restitué du prèsent de l'indicatif non périphrastique serait nalugapéar-t-0. Nous voici encore en présence d’un thème indicatif en o.
La forme en lugo, ugo, n'est pas aussi claire que la précédente. Toutefois la parfaite ressemblance de ses désinences avec celles de l’autre doit nous amener à penser que lugo est, comme Âlunè, une sorte de postposition transformant le verbe en gérondif ou participe, et que cette conjugaison est également périphrastique.
La curieuse irrégularité des deux premières personnes du pluriel, dans ces deux paradigmes, fait tache en présence de la parfaite régularité de toutes les autres : elle ne peut guère s’exnliquer que par une dégradation des formes primitives.
Mais d’autres irrégularités nous attendent.