‹ Esquisse d'une grammaire de la langue innok [microforme]Chapitre 3 sur 12 · L. Si ar le lasse e el cune préntilepar irités ou à te les · texte numérisé non relu

L. Si ar le lasse e el cune préntilepar irités ou à te les

iment nc me honéntelli-

Avoir :

Er

dE

rs GE RSR

nr

é fermé, très-fréouent ; è ouvert ; }, à pur, permutant avec les deux précédents (1);

60 w, u allemand

70 %, à allemand, assez rare.

Les trois nasales, an, en, on, seront transcrites respectivement &, ë, 0. La deuxième est fort rare ; ies deux autres assez fréquentes.

Les nasales sont nécessairement toujours longues ; chacune des voyelles simples peut être prononcée longue ou brève : la longueur sera indiquée, s’il y a lieu, par un accent circonflexe.

Les permutations indiquées plus haut sont absolument les seules qu’on rencontre en innok ; elles s’effeciuent, on le remarquera, entre des sons trés-voisins les uns des autres, aisés à confondre, et ne paraissent soumises à aucune règle. De distinction entre deux ordres de voyelles fortes et faibles, lourdes et légères, de substitution régulière d’un son faible à un son fort, ou réciproquement, l'innok n’en connait point, et jamais on n’y voit la voyelle d’un suffixe s’adoucir ou se renforcer pour se mettre en harmonie avec le ton du thème auquel il s’agglutine.

On voit où tend cette remarque : l’innok, langue d’ail-

permutant très-aisément ensemble (2).

(1) V. g. amè-rk, peau, plur. ami-t ; mais cette forme pourrait être la cont'action d’un pluriel régulier amè-it. Une pareille permutation se rencontre parfois dans les radicaux : èrklo, boyau, plur. irklot.

(2) V. g. igiu, maison, iglo-rpôk, grande maison; innok, homme, innu-lik, spectre. Mais c’est surtout, comme on le verra, devant les affixes de conjugaison que o et # permutent avec une extrême facilité,

Lx JE ei

leurs singuliérement euphonique, ne possède aucun élément d'harmonie vocalique ; et si, comme je le crois avec M. L. Adam (1), l'harmonie vocalique doit être considérée comme le caractère typique et distinctif de la famille ouralo-aitaique, une première présomption bien grave s’élèverait contre l'hypothèse qui rattache l’innok à cette famille. Il est vrai que le vocalisme n’est pas, dans tous les idiomes qui la composent, parvenu à un égal degré de développement, et que plusieurs n’en offrent que des vestiges rudimentaires ; mais, en supposant même que linnok se fût détaché du tronc ouralo-altaïque à l’époque très-ancienne où l'harmonie vocalique n’existait pas encore, il serait vraiment étrange qu’il n’accusât son origine par aucune tendance à l’adoption de ce procédé grammatical, que la nlupart de ses prétendus congénères ont amené à une si riche floraison.

$ 2. — Consonnes.

Page 1