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Esquisse d'une histoire de la collection Campana

Le xix.c siècle a vu se former uu grand nombre de colleclious publiques — nationales, corporatives ou municipales — par l’absorption progressive de collections princières ou privées. En Grande-Bretagne seulement, l’existence de majorats, appuyés sur de vastes propriétés immobilières, a retardé ce mouvement d’absorption ; d’importantes collections appartiennent encore aux descendants ou aux héritiers de ceux qui les ont formées au xvne et au xvme siècle. Partout ailleurs, même en Italie depuis 1870, les trésors d’art des privilégiés deviennent ou sont devenus ceux des peuples; à Rome, un seul des grands musées d’antiques du passé, celui de la villa Albani, est encore propriété particulière; ceux des Borghèse et des Ludovisi ont été récemment acquis par l’État.

Pendant que les vieilles collections privées disparaissaient de la sorte, il s’en formait sans cesse de nouvelles, réunies à grands frais par les possesseurs des grosses fortunes auxquelles le développement industriel et commercial du xixe siècle a donné naissance. Mais la plupart d’entre elles ont déjà disparu, soit qu’elles aient été dispersées en vente publique, après la mort ou la ruine de leurs propriétaires, soit qu’elles aient été cédées par eux à des États ou à des corporations. Les lois successorales presque partout en vigueur, jointes à l’instabilité des richesses rapidement acquises et au développement de cet esprit de muni-

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