LE BERBER
Principaux traits de la physionomie et du caractère berbère. Massinissa et Jugurtha.
« Genus hominum salubri corpore, velox,
patiens laborum : plerosque senectus dissol-
vit, nisi qui ferro aut bestiis interiere ; nam
morbus haud sœpe quemquam superat... »
Jug., XVII.
Nous avons tâché de retrouver les origines et de rétablir les titres de cette antique race des Berbers,les seuls et véritables indigènes de notre colonie, de cette race qui a survécu aux invasions les plus dissolvantes, et que les siècles ont lentement appropriée au sol et au climat de l'Afrique septentrionale. Il ne sera pas sans intérêt peut-être d'en étudier rapidement les principaux traits et le caractère général. Recourons d'abord à Salluste. « C'est une race, dit-il, de forte et saine constitution, agile, alerte, dure au travail; la plupart périraient de vieillesse, sans les blessures du fer, ou sans la dent des bêtes féroces, qui abondent dans ces régions; il est rare que la maladie vienne à bout de ces corps robustes ^ » La science est, naturellement, encore plus précise : à