‹ Esquisse d'une histoire de la philosophie indienneChapitre 30 sur 46 · IV · texte numérisé non relu

IV

(44) N. 38. Remarquer l'origine sociale similaire du Bouddha et du Mahâ-

vira, tous deux ksatriyas. Le M. était par sa mère parent de Bimbisâra, qui régnait à Rajagrha, capitale du Magadha, et était contemporain du B.

(45) Majjk-Nik., I, 80 ; Lalita. V., 319 ; Buddhacarita X-XII. Les deux

Yogins, maîtres du B., sont Alâra ( = Arâda) Kâlâma et Uddaka (Udraka) Râmaputta. E. Senart, Bouddhisme et Fogra, RHR, nov. 1900. — n. 97.

(46) P. ex. B A U et Ch U : devayâna et pitryâna, acheminements vers

le Brahman (n. 21) ; classements par gradation, comme Ch U, VII =DU171.

(47) Dharmacakrapravartana. La roue, emblème solaire : Senart, Lég. du

B., La roue de la vie ; aspect cyclique du samsara et du pratîtyasamutpâda qui en donne la clef : n. 21 et 39 ; Przyluski J A, XVI, 1920, 313. La roue de la loi, emblème de la roj^auté. Ces différentes conceptions se rejoignent dans la dotion de ces sages et souverains spirituels, les Cakravartins (Senart). P. Masson- Oursel, Dharma, J A, XIX, 1922, 269.

(48) En 184 les Çungas occupent le trône des descendants d'Açoka et

favorisent la tradition indoue à l'encontre du Bouddhisme. FR 78,83 ; CHI, XXI.

(49) Sectes. Leur caract. populaire : Barth, Œuv. I, 142.

(50) Grossières rehgions dravidiennes : n. 2.

(51) Krsna. Rsi védique; Macdonell-Keith, Vedic Index, I, 184. Etu-

diant brahmanique : Ch U, III, 17, 6 (ibid. 184). Vâsudeva- Krsna, dieu des Sâtvatas, auquel fait allusion Mégasthène (fin

ive siècle avant J.-C.) : BVS9; dans M., notamment B G, 14-35. Gopâla-K, 35. — Max MûUer, Râmakrsna.

Râdhâ, amante de K., ne figure pas dans le Harivamça, Bhâg. Purâna, Visnu P., mais dans Padma P. et Brahmavaivarta P. Cànkara fera de K. une incarnation du Brahman {Gïtâbhâs., Introd.). — Pânini IV, 1, 99 : un gotra nom.mé Kârsnâyana ; on imputa à cette collectivité Vâsudeva (BVS 12). Identifié à Visnu : M. Çântiparvan 43 ; dans l'Anugitâ, à la fois homme et dieu. Muir, Sansk. Texts IV, 205. Le gopâla n'apparaît pas avant le début de notre ère. cf. Hariv. 5876-8 ; Vûtju P. ch. 98, 100-2 ; Bhâg. P. II, 7 : destructeur de démons. Sur la prononciation Kusto = Krsto dans le Bengale : BVC, 38 ; sur le rapprochement tenté avec Jésus, Garbe, Ind. u. dasCkristent, Tûbing. 1914, 191-227 et 254.

Râma. BVS ; FR ; M. Mùller. Selon BVS 46 les textes du Râmâyana qui tiennent R. pour incarnation de Visnu sont «spurious or interpolated ». Raghuvamça X : naiss. de R. Il ne fut adoré qu'à partir du XI^ siècle ; vers 1300 Ekanâtha transpose en hypostases métaphysiques les éléments de la légende de R. {Adhyâtma Eâmâyana, t. an. L. B. Nâth, SBH 1913. Sur la littér. qui en procède, FR 381).

(52) Vâsudeva révéré vers 140 ou 130 av. J.-C. (inscr. de Besnagar) :

BVS, 3 ; OHI, 124 ; Rapson, Ancient India, Camb. 1914, 156-7 ; Pinini IV, 3, 18 : BVS, 3.

(53) Nârâyana BVS 4-6. Vieux concept brahmanique de Purusa-Nâr.

(Çatap. Br. XII, III, 4, 1 ; XIII, IV, 1,1), coextensif à la nature (et Taitt. Âr. X, 1, 6). M : Çântip..

(54) Çiva. Son prototype, Rudra védique : Charpentier WZKM, XXIII,

151 . — Arbman, R., Upsala 1922 ; — Çvetâç., Kena, Atharvaçiras U. Çiva, le favorable, épithète de R., puis dieu sectaire: volontiers appelé Çankara, le bienfaisant ; dans M (Vanap., Dronap., Sauptikap., Anuçâsanap.). BVS. Umâ son épouse (Kena U; Dm-gâ dans M. Bhîsmap.).

(55) Visnu. Védique : de ses trois pas il dépasse l'atteinte des hommes et

" " dos oiseaux (Rgv. 1, 155, 5) ; son siège suprême (paramam padam) est le ciel, I, 22, 20. Son assimilation à Vâsudeva, BVS. Senart, lég. du B. Avatâras : BVS.

(56) Harivamça : t. f. Langlois, Par. 1834 ; an. Dutt, Cale. 1897. Son

identification de Visnu avec Çiva : W. I, 1, 386. Leurs noms de Ilari et Hara : BVS.

(57) Pâçupatas : BVS ; Schomerus, Çaiva-siddhTmta, Leip. 1912 ; —

FR. Dès le Rgv. I, 114, 9, Rudra appelé Paçupa, protecteur^ du bétail. Pâncarâtrins : BVS ; — O. Schrader, Intr. to the Pàncarâtra and the Ahirhudhniya Samhita, Adyar 1916. Purusa-Nâ-

râyana (n. 53), selon Çat. Br., XIII, VI, I, 1, a conquis l'empire universel en sacrifiant pendant cinq jours (pânca-râtra sattra).

(58) Bhakti. BVS. Les textes les plus anciens sont ceux du M. en partie, de

BG. L'idée de Ch. appartient surtout aux Vaisnavas, mais aussi aux Ç'aivas : Murdoch, Çiva bhakti ; elle prendra dans la suite une immense importance : n. 140.

(59) Nous devons cette interprétation à l'enseignement de M. S. Lévi.

(60) Purânas. W, I, 1, 440-83 ; dans les sectes FR. Pargiter JRAS 1912,

254 ; Fleet, ibid. 1046 j^ Keith, ibid. 1914, 740, 1021. — ERE X, 447. Principaux : Bhagavata, t. f . Burnouf , Par. 1840 ; an. Dutt Cale. ; et Krsnâcârya, Mad. 1916 ; — Agni, t. an. Dutt, 1903 ; — Matsya, t. an. SBH, 1916; — Visnu, t. an. Wilson, Lond. 1864; — notices : Wilson, Select Works, ibid, 1861. P. çivaites : Skanda, Çiva, Lihga,. Bhavisya.

(61) Siïtras. n. 13. Le sens propre est fil, ce qui compose la trame d'un

système, W I, 229-32; CHI, 227.

(62) ][Ianavadharmaçâstra: t. an. BiihlerSBE XXV. cf. Jolly, cité n. 14

et Dahlmann cité n. 15.

(63) Hindouisme. Barth, Œuv. 1, 140-252; Monier Williams, Brâhmanism

a. Hindouism; — Farquhar, Crown of H., Oxf. 1913; — Sir Ch. Eliot, Hind. a. Buddhism, Lond. 1921 ; — Helmuth von Glasenapp, der Hinduismus , Miinchen 1922.

(64) Abhidharma. W II, 1, 134; ERE, I, 19 ; — Max Walleser, d. philos.

Grundlage des ait. Buddhismvs, Heidelb. 1904 clôt formation de l'ab. au lil^ siècle av. J.-C). — n. 83, Takakusu.

(65) Açoka. E. Senart, R. Deux Mondes l^r mars 1889 ; Inscript, de

Piyadasi; V. Smith, OHI ; A., 2e éd. Oxf. 1909; — CHI, 502-11.

(66) Sectes bouddhiques : VPEM, 52-60 ; Minayefï cité n. 36.

(67) Kaniska. Sten Konow SAB1916, Indoskythische Beitràge. Discussions

sur la date : bibhog. W II, 1, 202 ; 2, 375.

(68) Mahâyâna. W. II, 1, 230-77 ; — VPB ; VPEM ; — Suzuki, Mahayâ-

naçraddhotpâda, Chicago 1900, t. an. ; — S. Lévi, Mahâyânasûtralamkâra d'Asahga, t. f. Par. Champion 1911 ; Suzuki, Outlines of Mah. Buddhism, Lond. 1907 ; Mac Govern, an Intr. to Mah. Buddh., Lond. 1922.

(69) Trikâya. L. de la Vallée Poussin, JRAS 1906; — P. Masson-Oursel

JA mai 1913. [Errata : p. 17, n. : le texte deNâgârjuna (XXII, 16) renferme en outre rûpakâya et même un pravacanak. ; Nâg. est du 11^ siècle, non du III^. P. 21 : à syandana et pravrtti ajouter prapanca, d'apr. texte cité de Nâg., P. 38: Asaiiga est du iv^ siècle. Il semble que chez les Mâdhyamikas riïpakâya soit le corps d'illusion, tandis que chez les Yogâcâras s'intercale un sambhogak. qui est rûpak. Le pravacanak. dont parle Nâg., ensemble des enseignements, correspond en partie à sambh., eu partie à

nirmânak, car ce sont les bodhisattvas et les çrâvakas qui ont besoin d'enseignement. Les riïpas du sambh. peuvent être des signes salutaires, et non pas des apparences surtout décevantes comme les rûpas du nirm. Une influence néoplatonicienne est impossible, puisque la théorie s'esquisse largement dès l'œuvre d'Açvaghosa, Mahuyanaçraddhot-pada, au i^^" siècle ; à moins que l'on conteste la date et l'auteur de ce livre: n. 71]. — ERE, IV, Death, par A. Lloyd (Japon) ; — sur le docétisme bouddhique, Anesaki, ERE IV, 835.

(70) Littérature de prajnâ pâramitâ : W II, 1, 247 ; — M. Walleser, Praj.

Par., Gôtting. 1914 (t. al. de Vastasahasrikâ et de la Vajracchedikû) ; — M. Muller, Vajrac, Oxf, 1881 (t. an.) ; — Schmidt, Mém. Ac. Se. S.-Pét. Vie sér. IV, 1840 (t. al).

(71) Açvaghosa. Sa date dépend de Kaniska, son contemporain (n. G7).

W. il, 1, 201 ; — Anesaki ERE II, 159 ; JRAS 1914. 747. Buddhacarita : Cowell, SBE, XLIX, t. an; Formicki, Aç, poeta del Buddh., Bari, 1912, t. it.; sur le B., S. Lévi JA, 1892, XIX, 201 ; Liiders, NGWG 1896. — SaundaranandakZvya JASB 1904, 47. — Çâriputraprakara7ia, Liiders SAB 1911, 3S8. — Vajrasûâ, Weber, abh. d. preuss. Ak. W, 1859, 205 ; S. Lévi JA 1908. — Sûtrcdamkara , t. f. Huber, Par. 1908; Mahayam çraddhotpada;^. an. Suzuki, Awakening of the Faith, Chicago, 1900 ; T. Richard Aw. of F., Shanghaï, Kelly, 1918 (t. an. faite en 1894; ' ne supplante pas la précédente) (éd. chin.). W. II, 1,211 et 243, douteque ce texte soit d'Aç., parce qu'au dire deTakakusu un catalogue ch. ne le lui attribue pas, et parce que les doctrines y exposées seraient celles d'Asanga (vijnânavâda) et dn Lahkâvatâra (tathatâ). Ce doute nous paraît insuffisamment fondé. De même que ces textes de Prajnâpâram. préparent la doctrine de Nagârjuna et des Mâdhj^amikas, Aç. peut avoir été un précurseur d'Asanga et des Vijnânavâdins, comme l'admet la tradition.

(72) Tathatâ. n. 71. Oltramare (Muséon 25 mai 1915, 22 ; RHR 1910, 171)

considère la tath. comme un arrière-fond métaphysique situé au delà du lokottara. Ce dernier serait non le transcendant — auquel cas tath, serait éminemment lokottara, — mais un ultramonde, extérieur à ce monde. Nous n'apercevons aucune raison de prêter ce sens au mot. Nous reconnaissons d'ailleurs que le phénomène (samvrti, l'enveloppe) comporte des degrés chez les Yogâcâras, non chez les Mâdhyamikas.

(73) Nagârjuna. Anesaki ERE, IV, 838 ; L. de la Vallée Poussin, ERE,

VIII, 235 ; — W. II, 1, 250 ; — surtout Vaidya cité n. 74 Kâr. et Akutohhaya: t. al. Walleser, Mittlere Lehre des Nag., Heidel. 1911. — Suhrllekha, t. an. Wenzel, Journ. PTS (1886).

(74) Aryadeva. Vaidya, Etudes sur A. et son Catuhçataka, ch. VIII-XII,

thèse Par., Geuthner 1923 (bibUog., biog., étude sur les Mâdh.,

restitution du texte sanscrit d'ap. le tib. ; t. f.); - Hastavâla, t. an. F. W. Thomas et Ui, JRAS 1918, 267.

(75) Vaipulya sûtras et 9 Dharmaparyayas, W, II, 1, 230 ; FR 275, 396.

(76) Maitreya et Asanga. Stcherbatsky, Litt. yotjâmra d'après Bu-ston

Muséon 1905, 144 ; St ; — Anesaki ERE, II, 62 ; — S. Lévi' cité n. 68 ; — Bodhisattvahhumi (extrait de Yogâcârab/mmiçâstra: L. de la V. Poussin ERE II, 745-50 ; — Muséon VI 38 • VII, 213 ; — VPEM.

(77) Heiler, die B^iddJi. Versenkung, Miinchen 1922, 29 et 44 : met en lumière

l'existence dans le Boud. pâli de deux théories du dhvâna : celle que nous venons d'indiquer et une autre, calquée sur la distinction de cinq modalités du phénomène «sans forme», ariïpa.

(78) La valeur des termes dhySna, samâdhi apparaît par leur étymologie :

dh. implique rac. dhi, méditer ; s. rac. dhà, placer, arranger (de même upâdhi). La subordination de dh. à s. résulte de M XII, 196, 20 (dhyâna samâdhim utpâdya). Cf Hopkins JAOS 1901 ' Anesaki et Takakusu, ERE, IV, 702. Selon les auteims c'est le sambhogakàya ou le dharmak. [n. 69] qui est atteint par s. (samâdhik.). Le Sukhavaûvyuha (SBE, XLIX, 5) fait naître les piramitas de s. La sapience s 'obtenant à la hmite de la restriction de la pensée, elle équivaut as., qui est l'arrêt de cette dernière (stitih cetasah). Cf. Asafiga, t. f. S. Lévi [cité n. 68] 188. Une école de Bouddhistes chin. et jap. (zen) cultivera pour lui-même le dh. L'origine yoga du terme de s. est attestée par l'usage que font de ce terme les VS IX, I, 11-15 et NS IV, 2, 38-50.

(79) A. Foucher, Uart gréco -bouddhique du Gaîidhâra, Par, 1905, 1918 ;

Etudes sur V iconographie houd. de VI., Par. 1900, 1905 ; the hegù nnings of huddhist art. Par. et Lond. 1918 ; RHR 1894, 319.

(80) Vasubandhu. Péri, date de V., BEFEO, XI, juill. 1911 (capital

pour la chronol. philos.). V. idéahste, après sa conversion [avant : n. 83]: Vimçakakârikûprakarana, Muséon 1912, 53 (t. t. de la Vallée Poussin) ; t. f. du même texte, d'apr. le chin., P. Masson- Oursel, à paraître dans JA. Biogr : t. f. de Paramirtha, par Takakusu, Toung pao V, 1904. Stcherbatsky, the seul theory of the Buddhists ; Bul. Ac. Se. Russie, 1919.

(81) Buddliaghosa. ERE II, 885; — Bimala Chandra Law, a note on

B's commentaries JASB, XV, 1919, n» 3 ; — Waileser cité n. 64 ; — Visuddhimagga : Warren, Journ. PTS, 1891-3 ; Budd %n transi. HOS, 1896 ; t. an. HOS ; — Atthasalini, t. an. PTS 1921.

(82) t. an. Shwe Zan Aung, Lond. 1910.

(83) L. de la Vallée Poussin, Vasubandhu et Yaçomitra, Lond., Kegan,

1914-8, p. VIL = ch. III de V Abhidharmnkoça (t. f.) où s'exprime la doct. de V. avant sa conversion au Mahâyâna (n. 80). S. Lévi,ERE, I, 20. — Takakusu, on the abhidharma lit. of the Sarvastivâdins, Journ. PTS 1905.

(84) Cosmologie bouddhique : Kirfel, Kosmog. der Inder, Bonn, 1920 ; —

Cosmog. a. cosmol. ERE, 129-138, 155-160. — Atomisme des Boud. : Handt, atomis. Grundlage der Vaiçesika Phil., Tiibing, diss., 1900, 5-17. Contre cet auteur, qui impute aux Boud. l'invention de l'atomisme, Jacobi, ERE II 199 et Stcherb. cité n. 80, 953.

(85) Vaidj'a, cit. n. 74 ; — Candrakirti : Prasannaj>âdâ 'EKE,y III, 235;

Mâdhyamakavatara ERE II, 745 ; VIII 332 ; t. f . VP. Muséon, VIII ; — Çântideva : Ciksâsamuccaya , t. an. Bendall a. Rouse, Lond. 1922 ; ERE, 405 ; Bodhicaryâvatâra , t. an. partielle, Barnett, Path oj Light, Lond. 1909 ; t. f. V. P. Paris 1907 ; Finot, Marche à la lumière, Par. 1920.

(86) St., — Jacobi, Ind. Logik, NGWG, 1901 ; — Vidyâbhûsana, Hist.

oj ihe mediaeval school of ind. logic, Cale. 1909 ; Injl. of Aristotle... JRAS 1918.

(87) P. Masson-Oursel, Philosophie comparée, Paris, Alcan 1923, II® part.,

ch. 2 ; Etudes de logique comp., R. Philos., mai et juil. 1917, fév.

(88) Contributions de l'érudition japonaise à notre connaissance du

Bouddhisme. Bukkyo dai-jii (grand diction, du B.), Tokyo, Fusambo 191 4, tome 1 (BEFEO, XV, n» 4, 49) ; — Yamada Kôdô, Zenshu jiten (Dict. de la secte du dhyâna), Tok., Koyu- . kwan, 1915 (ibid. 50) ; — Ogiwara Unrai, Bon-Kan taiyaku Bukkhyô jiten (Dict. boud. sanscrit-chin.), Tok. Heigo Shuppan sha, 1915 (ibid. 51) ; — Oda Tokunô, Bukkyo dai- jiten (grand Dict. lu B.), Tok,. Okura shote, 1917 (ibid. XVII, n^ 6, 20). Le premier de ces dict. est un instrument de travail précieux. — Revues scientifiques jap. : Trans. of the As. Soc. ofJ., Tokyo; Reports of the assoc. Concordia, 1913... Tok. — Œuvres sommaires, déjà anciennes: R. Fujishima, le Bouddhisme jap. Par., Maisonneuve 1889 et B. Nanjio, a short hist. of the 12 jap. bud. sects ; Tok. 1887 (se complètent) ; — S. Sugiura, Hindu logic as preserved iîi China and Japan. Philad. 1900. — Sectes d'Amida et de la Sukhâvatî : Haas, Amida B. unsere Zuflucht, Gott. 1910 ; Principal teachings of the true sect of Pure Land, Kyoto, Otanniha Honguanji 1915.

Tantrisme bouddhique : VPEM. — AHce Getty, the gods of Northern Bud. Oxf. 1914 ; — Griinwedel, Mythol. des Bud. im Tibet u. der Mongolei, Leip. 1900, t. f. Goldschmidt, Par. et Leip. ; Buddhist. Kunst in Ind., 2^ éd. 1900.

(89) Jacobi, the dates of the philos, siîtras, JRAS, 1911 ; zur Frilhgesch.

d. ind. Phil., SAB 1911. — St. Noter l'aveu inséré dans l'art, cité n. 80 : « the chronological argument which Jacobi and myself hâve drawn from the fact that Buddhist ideahsm is alluded to in the Nyâya Siîtras must te corrected, since ideaUstic views émerge in the run of Buddhist philosophy more than once».

Dates d'Açoka, de Kaiiiska de Vasubandhu : n. 65, 67, 80. — cf. excellentes discussions ehronolog. dans Ui (cité n. 23), Vaidya (n. 74), KLA, KM, KS.

(90) KM ; — DG 367-405 ; — GS 153 ; ERE, VIII, 648 ; — MS et bhâsya,

éd., t. an. Jhâ SBH, X ; — the aphorisms of the Mîm. phil., sansk. a. engl., Allah. 1851 (que 32 premiers siît.).

(91) Paranjpe, le vartika de Katyâyana, Thèse Par. 1922 ; — Nirukta de

Yâska, éd. Roth, 1852 ; — Panini : Bôhthngk, P's Grammatik • 1887 ; — Mîm. et loi juridique : KM, ch. VI.

(92) Max Muller ZDMG VI, 1852, 219 ; — ERE, II, 199 ; DG 274-361 ;

— St.; — Suah cité n. prélim. et SI; Chatterji, Hindu Realism, Allah. 1912 ; — Faddegon, Vaiç. System, Amsterdam 1918;

— Ui, cité n. 23 ; — KLA. — VS : éd, tan. Gough, Béenarès 1873 ; Siiiha SBH, VI ; éd. t. al. Roer, ZDMG, XXI, 309 ; XXII, 383 (1687-8). — Praçastap : Padartha-dharma-samg. éd. t. an. Jhâ, Bénarès. Dans le style des Pancarâtrins vaiçesika rr connaissance des objets des sens (Schrader cité n. 57, 24).

(93) Ui, 28-9, etc. ; — Jacobi cité n. 84.

(94) 9 substances : terre, eau, feu (tejas), vent, âkâça, temps (kâla),

espace (diç), âtman, manas. 17 quaUtés (guna) : couleur (rûpa), goût, odeur, toucher, nombre (samkhyâ), extension (parimânam, mensurabilité), individuaUté (prthaktvam), conjonction (samyoga), disjonction, priorité, postériorité, connaissance (buddhayah), plaisir, douleur, désir, aversion, effort. 5 actions : monter, descendi-e, contraction, expansion, mouvement.

(95) Kâmasutra de Vâtsyâyana (iiie s.) cité dans Percy Brown, Ind. Pain-

ting, Oxf. 21-2 ; ce texte éd. et t. al. par R. Schmidt sous pseudonyme de Wilhelm Friedi-ich, Leip. 1897 ; — Surtout Laufer, Citralaksana, Leip. 1913.

(96) KS ; — G S ; Garbe, Samkhya und Yoga, Gr, 1896 ; — Dahlmann,

die S. Phil. nach dem M. Berl. 1902 ; — O. Strauss, zur Gesch. des S., WZKM. XXVII — Sastitantra : Schrader ZDMG 1914, 101, et cité n. 57, 109. — Kârika : t. an. Davies, Lond. 1881 Sinha, SBH, 11. — Un excellent connaisseur de la pensée yoga, Tuxen (Yoga, Copenh. 1911), a soutenu que le Yoga hJiâsya serait le plus ancien document systématique sur le Sâmkhya. Mais ce texte doit être postérieur à la Kârika, car les YS qu'il commente doivent eux-mêmes lui être postérieurs. Selon Woods précisé par Garbe, ce bhâsya ne saurait être antérieur au vii^ siècle.

(97) C'est le yogin signalé n. 45. Sur sa doctrine, Strauss, WZKM, XXVII,

257 ; KS, 22. — Jacobi. Ursprung des Buddh. aus dem Sâmk.- Yoga, NGWG, 1896, 43... ; GGA 1897, 265...

(98) Jacobi, cité n. 97 ; — Dahlmann ; — DM.

(99) La tradition la plus répandue oppose au Y. théiste un S. athée (anîç-

vara) ; mais Vijnânabhiksu, par une illusion de perspective que lui suggèrent ses convictions, prétend que la doctrine était dès l'abord théiste {Vij'nânTimrtahha^ya).

(100) Caraka {Çarïra, I) : DG 918. On trouve de commodes él. et. t. de la

Kôrikâ dans Samkyatattvakaumudi, Garbe ABAW, XIX, 1892; et Takakusu BEFEO, IV (t. f.). — Sur les patriarches : Hume, U (n. 18), 406 : ÇVatâç, V, 2 interprété d'ap. III, 4 et IV, 12 ; KS 39 ; GS 64-70. Auteur du Sastii. : Takakusu, 57 , Sast. : KS. 41, 59-64.

(101) Gunas. DG. — E. Senart trouve lans cette théorie «un prolonge-

ment de la vieille image védique des trois mondes» (BG, Par., 1922, 33. t. f).

(102) Garbe, cité n. 96 ; — n. 17. — YS : éd., t. an. Woods HOS, XVII,

1914 ; Râma Prasad SBH, IV, 1912. — Bh'isya : Woods ; n. 96 ; Jacobi cité n. 89, p. 29 ; GS. 44. — Dasgupta, Y. philos, in relation to other ind. Systems of thottght; Study of Patanjali. — Woods, JA, mai 1918 (connaissance).

(103) 8 angas (membres, sections) du Y. : 1° yama, observances (ne

pas tuer, ni mentir, ni voler, ni forniquer, ni posséder). 2° niyama observances moindres (pureté, contentement, ascèse, étude, dévotion au Seigneur [Içvarapranidhâna]. 3° âsana, postures. 40 prânâyama, réglem. de la respiration. 5° pratyâhâra, rétraction des sens. 6» dhâranâ, fixation de la pensée. 7» dhj- âna, méditation. 8° samâdhi, concentration extatique.

(104) Nyâva : mêmes ouv. que n. 92. NS t. an., avec bhâsya et vârt., Jhâ,

Allah. 1915 (Keith, JRAS 1916, 613) ; t. an. Vidyâbhûsana SBH, VIII.

(105) KL A 23 conteste qu'il s'agisse ici des Yogâcâras, mais il ne propose

pas une date différente de la nôtre. Le vijnânavâda auquel il est fait allusion pourrait être celui d'Açvaghosa (I^rs. — cf. n. 71). Sur Kâtyâyana, n. 91, ouv, cité 57-61.

(106) Ny. bhâsya, 3. Ânviksikî : Gautama Dharmasût. XI ; Manu VU,

43 ; Bâmâyana II, 100, 36 ; Dahlmann, 31. als Epos u. jRechsbuch, passim ; KLA, 12. Vâtsyâyana (ibid.) dit que le Ny. étend à l'examen de toutes choses la recherche, anvîksikî, que les U. formaient à la connais, de l'âtman. Anv. : investigation de la pensée laïque, en tant que distincte de la pensée religieuse. — Nyâya : Ny. bhâs. I, 1, 1 et Bodas, Hist. survey of ind. logic, J. Bombay branch of RAS, XIX. Vâcaspatimiçra (Ny. vârt. tâtp. I, 1, 1, 1) oppose au fait de scruter un objet par la perception ou étude de l'écriture (ânv.), l'opération qui le scrute par preuve logique (pramânairarthapariksanam). Transcript. chin.: Ui 55. — Tarka : KU, II, 9 ; MU, VI, 18. Cf. Brahmajalasutta, où takkï r= vimâmsîr^casuiste. Tarka ne figure pas comme anga

dans les YS, mais dans Amrtabindu U, où il remplace dhyâna : la pensée discursive prépare le monoidéisme ; c'est ainsi que les Mâdhyamikas utilisent le prasafiga pour préparer la notion de vacuité. De fait, le sens ultérieur de tarka est négatif : réfutation par l'absurde. — Hetuçâstra : Manu, II, U ; art. cités n. 39.

(107) DV. — BS : t. an. Thibaut SBE, XXXIV, XXXVIII. La clirono-

logie des plus anciens textes védantiques est malaisée à déterminer. Que Bâdarâyana cite Jaimini (BS, III, 2, 40 ; IV, 1, 17), rien de plus naturel, puisqu'il préconise la Mim. seconde. Mais quand les MS (I, 1, 5, etc.) ont l'air de se référer aux BS, ils ne s'y réfèrent pas plus qu'un texte fameux de la BG (XIII, 4) : ils visent simplement la théorie du Brahman, dont personne ne nie l'antiquité. En outre des interpolations sont vraisemblables : les rédacteurs des BS ou les Védantins ultérieurs ont pu vouloir marquer l'harmonie des deux Mîm. — Les BS., situés par Jacobi entre les me et iv^ siècles, n'ont été fixés qu'après 350, puisqu'ils réfutent, au dire même de Çankara, le vijîîânavâda tel qu'il se rencontre dans Vasubandhu. Mais représentent-ils le premier texte du Védânta upanisadique 1 Max Valleser {dcis altère Vedânta, Heidel. 1910, 28) croit trouver dans la Gaudaqjadi ou Mândûkya Karikâ une forme primitive du Védânta, suite naturelle de la Mând. U, et il date vers 500 la rédaction de cette kârikâ. Les svitras, postérieurs (jiinger), se placeraient entre 500 et 800, époque de Çankara. Nous ne voyons pas sur quel argument sérieux on se fonde pour intercaler Bâdarâyana entre la Gauda-padl et Çankara, rejetant au Vl^ siècle ou plus tard encore les BS. La tradition tient ces S pour le texte originaire du Védânta. Nous admettrons qu'ils se fixèrent dans la seconde moitié du iv^ ou au v^ siècle., et que la M and. K. dut être rédigée vers le début du viil^ siècle ; car son auteur Gaudapâda, fut, dit-on, le maître du maître (Govindanâtha) de Çankara (760-820J. L'influence, qui s'y manifeste, de la section prâsaiigika des Mâdhyamikas, prouve seulement que ce texte est postériem* aux protagonistes de cette secte : Buddhapâlita (v^), Candi-akîrti (fin vie). Par désir d'hypercritique Walleser place trop bas les BS, peut-être trop haut la Gaudapâda, et conteste sans preuves l'identité de son auteur avec le commentateur de la Sâmkhya Kârikâ.

(108) Faddegon, cité n. 92, 556-8. Thibaut y trouve une critique des

Vijnânavâdins, Jacobi une critique des Mâdhyamikas. St estime que les S. 28-31 concernent l'idéaUsme, et 32 les nihilistes.

(109) Jacobi, GGA, 1919, 3 et von Glasenapp, Hind. 314-5. Liste des

œuvres de Vâcasp. : Woods cité n. 102, XXI ; sa place chronolog. :SI56-S.

(110) Jhâ, Prâbhâkara school of Pûrva Mïmâtnsâ, Allah., 1911 (Indian

Thought, 1910-11) (d'après la Brhatl) — cf. Keith JRAS 1916.

Mïm. Çhkavart. et Tantravârt. de Kumârila, t. an. BI par Jhâ. DG suit la trad. indigène en faisant de Kumârila le maître de Prabh. (369, 371). En sens inverse, KM et JRAS 1916, 370.

(111) Sphota. Jacobi, JAOS, 1911, 28 ; — Garbe, S. u. Y. cité n. 96, 50 ; —

KM 36 ; KS 61 ; — Vijnânabhiksu, app. à Y ogasarasamg . ' (Bomb. Theos. Fund. 1894, 91-6 ; — àpplic. à l'esthétique : Hari-

chand cité n. 156, p. 91.

(112) Nyayavârt., t. an. dans Jhâ cité n. 104. Cf JRAS 1914, 603 et 1091.

Daçapadârthi citée n. 23. — Kusumanj. : t. an. Cowell, BI 1864 ; Chatterji cité n. 92, IX. Stcherbatsky attribue Çrîdhara à la fin du xe siècle, Udayana au Xii^ ou xiii^; nous adoptons les dates de KLA. — Sur le rôle logique d'Udd., KLA, 104-112 ; St.

(113) Bhasya de Gaudapâda, t. an. Wilson, Lond. 1837 ; cf. GS, 85-8 ;KS

69-70 : doutes sur l'identité de l'auteur et de celui de la MTwd- Kâr. ; Takakusu BEFEO, IV.

(114) Y. hhasya et Tattvavaiçâradi, t. àn.Woods, op. cit. n. 102 et R.Prasad,

ibid.

(115) Iland. Kâr. : n.l07. — Bliàsya de Çankara : Thibaut SBE cité n. 107 ;

t. al. Deussen, Leip. 1887. Examen du syst. : DV ; résumé dans L. de la Vallée Poussin, Brahmanisme, Par., Bloud. 1910, 93-126. — Buch, tke phil. oj Çankara, Baroda. — Pancapadikâ,^ com. sur Cahk. : t. an. Venîs. Bénarès. — Aiyar et Tattvabhusana, Sri . ^ankaracarya, his. life a. times. — Çaiikaravijaya « le triomphe deÇ. ))(BI 1868), d'Ânandagiri, qui prétend relater les polémiques du maître contre 48 sectes, est un roman fantaisiste.

(116) Prabhu Dutt, M^ya, Lond. 1911. — Sukhtankar (WZKM, XXII,

1908, 130), pour montrer que la mâyâ çankariemie est étrangère au védisme primitif, cite des extraits du Sutrakrtahga jaina, antérieur, semble-t-il, aux BS. Or le Védânta y apparaît simplement comme fondant tout être sur l'âtman. Le même auteur constate l'absence de l'idée de m. dans les U et en trouve l'origine dans la doctrine mâdhyamika. L'origine est bien védique (mâyâ de Mitra et de Varuna), mais l'emploi théologique n'apparaît que dans BG. Cf, OLU, OWB.

(117) Advaita. Cette forme du Védânta eut des précédents avant Çankara :

U ; Gandhahastimahabhâsya lu Jaina Samantabhadra, vers 600 (FR 216). GhV.

(118) Cf. n. 16. Bibhogr. : FR. 371 ; -- Suali, Matériaux pour servir à

Vhist. du matérial. ind., Muséon 1908, IX, 277 (t. f. du Saddarçanasamg. [éd. Suali, BI] sur les mater.) ; — Pizzagalii, Nâstika, Cârvâka e Lokaya.tika Pisa 1907 ; — G. Tucci, Storia del materialismo ind. sous presse en 1923 (d'ap. soiu-ces ind., tib., ch.). — Jayanta {Nyayamanjarl vers 900) et Gunaratna {Tarkarahasya- (fipikâ) citent deux sûtras de Brhaspati. — Dahhnann {Sarnkhya Phil. 190) soutient que Lokâyata signifia d'abord théoricien de

la nature, et ne prit que tard, p. ex. chez Çafikara et Kumârila, le sens de matérialiste. — Sur dimrta, Harting, Baudhayana- Grhyapariçista sûtra, Amersfoort XXI.

(119) Buhler, ilb. die ind. Sekte der Jainas, Wien 1887. — La critique

européenne n'a de jainologues que Jacobi et un petit nombre de ses élèves, Guérinot (GBJ), SuaU, von Glasenapp. — La première date historique du Jainisme est 82 ou 80 de notre ère, époque de la scission définitive entre Çvetâmbaras et Digambaras. Rappelons que l'origine de cette séparation remonte au temps de Bhadi-abâhu : ce dernier, pendant une disette qui sévissait en Magadha, am-ait conduit une partie de la communauté en Kanara. Quand ces émigrés revim-ent ceux qui étaient restés avaient précisé leur foi au concile de Pâtahputra : les compagnons deBhadrabâhu (1357) n'y reconnurent pas leurs propres convictions : ce sont les ancêtres des Dig., qui ne se donneront des livres qu'à l'instigation de Puspadanta (121 ap. J.-C).

(120) Deux personnages portent le nom de Jinasena, l'un en 783, l'autre en

837 : FR 217. Bibliog. jaina ; outre GBJ, FR 399-405 ; W. II, 2.

(121) Haribhadi-a. W. II, 2, 353 ; — Pullé GSAI, I, 47 ; VIII, 159 ;

IX, 1 ; XII, 225. Ses conim. : Leumann ZDMG, XL VI, 581. Saddarç. : Pullé, éd. t. f. dern. chap. SuaH, Muséon IX, 277. '—' DharmaUndu: t. it. SuaU GSAI, XXI, 1908 (Legge jainica). — Samarâicchakoha ERE, VII, 467. — Hemacandra: Biihler, iiher dm Leben des jaina Mouches K, Wien 1889 ; Jacobi VI, 591. — Yogaçâstra : t. al. Windisch ZDMG, XXVIII. — Yogaçâstravrtti, Belloni-Filippi GSAT, 1908-9. — Praviânacinémani ERE, VI, 591. — Pançistap. : Jacobi, Cale. 1891; t. al. des fables: Hertel, Ausgew. Erzdhl. aus H^s Paris.

(122) Âptam. : com. par Akalanka(^stopaiI).Samantabhacba et Ak. furent

combattus par Kumârila,* mais Vidyânanda, autre com. de rÂptam., et Prabhâcandra prirent la défense de Sam. (W. II, 2, 352). Distinguer ce Prabhâc. d'un Ç'vetâmbara du même nom, postérieur àHemacandra et auteur du Prahhavak acaritr a (W. II, 2, 332). — Persécution des Jainas : OHI, 124.

(123) FR 219. — Le TaUvârthasûra d'Amrtacandra suscita, au xv^ siècle,

une T. d'ipikâ par Sakalakirti.' — Conception du monde chez les Jainas : Jaini (cité n. 23) 36 : table des karma, correspondant, avec des modifications, à la classif . hînayâniste des variétés de dharma, 119-125 cosmologie. Kirfel (cité n. 84). Athéisme : Jacobi ERE II, 186.

(124) Sunavala, Vijaya Dharma Suri, Camb. 1922.

(125) Prameyaratnakoça, éd. Suah, Cale. 1913... — Devasûri : Vidhya-

bhûsana (cité n. 86) 142 ; SI, 76.

(126) n. G3 et VPEM. — Connexion de l'Hindouisme avec le Brah-

manisme : Harting cité n. 118.

(127) Pûjâ : Harting, ib. XVI et Avalon cité n. 128 passim. — Mantra,

ib. — Devatâs : Çiva, Visnu, Siïrya (soleil), ganeça, Devî (grande Déesse) : quintuple adoration, pancopâsanâ. 5 principes (tattva): le vin, la viande, la présentation du grain avec un geste de la main, l'union sexuelle (madya, mâmsa, matsya, mudrâ, maithuna) : correspondent à cinq rites.

(128) Tantras. Ce sont les âgamas (livres fondamentaux) des çâktas (ado-

ratem-s de l'absolu sous forme de sa çakti). Hopkins, Bel. of J. 489-94. Surtout les nombreuses publ. d'A. Avalon : Serpent poiver, 1919 ; Shakti and Shâkta, 1920 ; — éditions : 8 vol. de Tantrik Texts 1913...; — t. an. Principles of Tantra, 1914-6; — Mahanirvâna /, 1913 ; Ânandalaharï 1917 ; Mahimnastava 1917; Hymns to the Goddess 1913 (tous : Lond., Luzac). En outre, sous le nom véritable de l'auteur, dont Avalon n'est qu"un pseudonyme : sir John Woodrofïe : the world as power, Reality ; Power as life, 2 vol. Madras, Ganesh 1922. Les Princ. of T. et le T. of the great Liberation (Mahânirv.) fournissent une riche documentation. — Littér. çâkta : FR 388 ; çSkta bouddhique VPEM et FR 398.

(129) Pr. of T. (n. 128) II, CXLVII-IX.

(130) Serpent power (n» 128). — P. Masson-Oursel, Physiol. mystique, J. de

Psychol. 15 av. 1922 ou RHR.

(131) BG. cf. Senart cité n. 101 et P. Masson-Oursel cité n. 17. Aussi

Garbe BG Leip. 1905 (t. al.) et ERE II 535 ; Deussen, der Gesang

des Heiligen, Leip, 1911 et DM (t. al.) ; Telang SBE, t. an.^ Sur

une t. grecque de la BG, par Demetrios Galanos, début Xl^ siècle :

Actes 16e cong. or., Athènes 1912, 95. — J âcoh, C 07icordance to

the principal U. and BG., Bomb. 1891. Mahânarayana U =

DU 241. — Aussi purânas (n. 60). —

BibUog. très riche : FR 373-83.

Gûvindâcârya JRAS, 1911, 935. lyengar Outl. of Ind. Phil,

Bénarès 1909.

Schrader (n. 57) attribue 14 samhitâs de Pâîïcarâtrins aux

9 premiers s. de notre ère. FR 183.

(132) Çaiva. Lakuh'ças : FR 146. Bibhog. çivaïte 193, .383-7. Analyse des

doctrines : Schomerus, Çaiva -Siddhanta, Leip. 1912 ; BVS.

(133) Lihgâyats : FR 259-64 ; BVS 131-140.

(134) Il y a heu de mentionner l'analyse que donne du Sâmkhya al Berunî

en 1030 (GS 91-4). — Frm' d'Anuruddha, t. an.' Garbe BI 1892 ; t. an. Siùha SBH, XI ; — VijnSnabh. : KS 101-2 ; GS 101-4 ; — S. pravac. bhas, t. al. Garbe AKM 1889.

(135) FR 367 et KM. jSarvadarçanasamjraha de Mâdliava (13S0) eh. XII,

t. an. Cowell. — Arthasamg. éd., t. an. Thibaut. Bénarès 1882. Mïm. nyâyaprak., t. an. Jhâ, Bénarès.

(136) SI ; — KLA ; — Chalo-avarti, sur école de Nuddea JASB sept. 1915.

Bibliog. FR 370 ; Tarkalcaumudï des Laugâksi Bhâskara, t. al. Hultzsch ZDMG, LXI.

(137) Bibl. FR 369. — Y. Sârasamg.; t. an. Jhâ, Bomb. 1894. — Markus,

Y. Phil. nach dem Eâjamârtanda 1886. — Hathay. jyrndiy., t. an. Svâtmârâma, Bomb. Theos. Publ. 1893. Selon Shrinivâs lyângâr, préfacier, Râja Y. = Sâmkhya, Hatha3^ = Yoga (VII) ; le premier aurait poui" fondateur Visnu, le second Çiva ; t. al. Svâtmârâma et H. Walter, 1893. — Gheranda sam., t. an. Sri Chandra Vasu, ib. 1895. — Goraksanâthîs :" FR 253, 348, 384.

(138) Âlvârs FR 188. Védânta sectaire BVS ; GhV. — Râmânuja : Thibaut,

t. an. SBE, XXXIV; Sukhtankar WZKM, XXII (1908) 121, 287. Keith ERE, X, 572. Biog. tamoule par Jiya, t. an. Govindâcârya, Mad. 1906. Çrïbhâs. : t. an. Thibaut ib,; Rangâcârya, Mad. 1889. Gïtâbhâs. : t. an. Govindâcârj'a, Mad. 1898. La tradition qui fait naître R. en 1016 ou 1017 a le tort de le faire vivre 120 ans.

Sukhtankar (127) et Faddegon (Oostersch Genootschap in Nederland, 21 av. 1922) approuvent Thibaut d'avoir tenu le com. de R. sm* les BSpom- plus fidèle au Védânta primitif que celui de Çankara. — Aussi R. Otto, Siddhanta des R., Jena, 1917 ; — Visnu-Nârayana, ib. 1917.

(139) Nimbârka. GhV ; — Otto, V-N ; — BVS, 63. — Otto, Dl^ika des

Kivasa, Tiibing. 1916.

(140) Prapatti. GhV, X XVI ; — Otto V-N 99, 109-112, 125 ; DN 62 ; —

Grierson ERE, II, 539.

(141) Otto V-N 122 ; Frazer ERE, V, 24 ; BVS 56.

(142) Madhva. Padmanabhachar, Life a. TeacA. o/. M., Coimbatore 1909;

lyar Çrl M., Madras ; BVS 57 ; Grierson ERE, VIII, 232 ; GhV, XXXVII... Sutrahhâsya, t. an. Rau, Mad. 1904. — FR 375. Vallabha. BVS 76; Groose, Mathurâ, Allah. 1883, 287, 295; GhV XXXIX... FR 377..

Secte de Visnusvâmï (XIIP s.), dévot de Râdliâ, comm. de BG et des BS ': FR 234, 375 ; BVS, 77.

(143) Jvxineçvarï, sur BG, 1290: monisme imprégné de Yoga, sous l'infl.

de Goraksanâtha. Mac Nicol, Psalms of Marâtha Saints, Oxf. Nâmadeva : hymnes ou abhangs, t. an. BVS 90,; Mac Nicol ; Macaulifife, SikJi relig. VI, 40.

Tukârâm : Abhangs, t. an. Fraser et Marathe, Madras 1909. BVS 94 ; Mac Nicol.

(144) Caitanya. BVS 82. FR 376. — Pillai Lokâcârya : t. an. Govindâcârya

JRAS 1910, 565. Tattvatraya, t. an. Pârthasârathi Yogi ; du même, t. an. Çrïvacanabh/ûsana. — Râmânanda : JRAS, Jan. 1920; Grierson, modem Vernacular Ut. of Hindustan, Cale. 1889, 7 ; ERE, X, 569; t. an. Maeauliffe VI, 105 ; Agastya suûksna samvada, Schrader, Intr. Pane. 6. — Adhyatma Eâmâyana, t, an. SBH 1913. — Tulsi; Dis : JRAS 1903, 447 ; SBE XXXIV, p. CXXVII ; Carpenter, Theol. of T. D., Mad. 1918 ; BVS 75 ; i?âmacaritmânas, Grierson JRAS 1912-4 ; Groose, Eûmûymia of T. D., Cownpore 1887, 1891, Allah. 1897. FR 381.

(145) Sur toutes ces sectes plus religieuses que philosophiques, Barnett,

Grierson, bibl. de FR; exposé de BVS. Ouvrage sur le théisme : Carpenter, Theism in médiéval Ind., Lond. 1921.

(146) Parmi les derniers traités, non sectaires, de Védânta, citons le Ved.

Sâra de Sadânanda (t. an. Jacob, Manual of Hindu pantheism, Lond. 1891 ; éd. et t. al. Deussen AGP, I, III, 615) et le ViJTmnûmrta de Vijîîânabhiksu, Védantin théiste. — DG signale avec pénétration les éléments d'une logique originale, opposée à celle du réalisme naiyâyika, dans le Védânta, que 1" illusionnisme çankarien inclinait à des vues relativistes analogues à celles du Mahâyâna. Il vise ainsi la dialectique de Çrîharsa (2® moit. Xii^ siècle) et de son commentateur, Citsukha. Sans aucun doute, dans une doctrine où seul l'absolu existe, toutes distinctions s'effacent ou se confondent : alors, dit Hegel, u toutes vaches sont grises ». Cf. Proceed. of the Aristot. Soc. XXII, 1922, 139 ; DG 462-5. Sur Çrîharsa et son Khandana Khanda khadya, Keith JRAS 1916, 377 : t. an. Jhâ,' Allah. 1913; une tîkâ sur ce texte, par Çankara Miçra 1472 (KLA, 35), Citsukha est auteur d'une Tattvadïpikâ.

(147) Conquête islamique : OHI. Aiyangar, South. Ind. a. lier Muham.

invaders, Oxf. 1921. Arnold, the freaching of Islam, 2^ éd. Lond.

(148) T. Bloch, ZDMG, LXXII, 654. — Sufisme: Nicholson, hist. enquiry

concern. the orig. a. devel. of Suf. JRAS 1906, 303 ; Goldziher, t. f . Arin, Le dogme et la loi de l Islam, Par., Geuthner 1920 ; T. J. de Boer, Gesch. d. Phil. im Islam, Stuttg. 1901. — M. Iqbal, Develop. of metaphysics in Persia ; — R. A. NichoLson, Studies in islamic Mysticism ; aS'^ . in is. poetry, Gamb. 1921 ; the mystics of Isl. Lond. 1914. — Arnold, Survivais of Hinduism concerning the Muhammadans of /., 3^ Cong. HR, I, 314.

(149) Akbar règne de 1556 à 1605. Garbe, A., Tiibing. 1908; V. A. Smith,

A., Oxf. 1917.

(150) Kabir. Westcott, K. ; — BVS, 70 ; — ERE, VII 632 ; — E. Under-

hill et R. Tagore, one hundred poems of K., Lond. 1913 ; t. f . Mirabaud-Thorens, Paris 1922.

(151) NSnak.Field, the relig.of the Sikhs, Lond. 1914; — J. D. Cunmngham,

a hist. of the Sikhs, new a. revised éd. Garrett, Oxf. 1918 ; — Malcolm, Sketch of the Sikhs; — Macaulifie, the Sikh rel. (t. an. des hymnes de N.) Oxf. 1909. Le recueil d'hymnes est le Granth (Sahib), le « Livre noble » ou Adi g. « Livre fondamental ».

(152) MacaulifEe I, 317.

(153) Christianisme. R. Seydel, das Evang. vonJesu in seiner Verhalt zu

Buddhasage, Leip. 1882 ; die B. Légende u. das Leben Jesu, 1884 ; Barth, Bull. 1885 {œuv. l, 391). — E. Kuhn, Barlaam und Joasaph ABAW 1893; — T>. Nutt, Barlaam and Josa'phat, english lives of the B., Lond. 1896 et Barth IV, 237 ; - Goldziher (n 148) 132. — S. Thomas : OHI, 126 ; — Grierson, Modem Hinduism and the Nestorians JRAS, ap. 1907; the East and the West, ap. 1906 ; — Garbe, /. u. das Christentum, Tiib. 1914, 128-58. — Rapports entre le Chr. et l'I. : Garbe, ib. ; Bertholet, Biiddh. u. Chr., Tûb. 1909 ; Reden u. Aufsàtze, Leip. 1913.

Rapports entre le Judaïsme et l'I. : Barth, III, 29 (Jehovah et Agni). — La Tribune Juive du 17 sept. 1920 mentionne la présence à Korkine de Juifs devenus noirs, étabhs dans le pays mille ans av. J.-C, et de Juifs blancs émigrés en 68 de notre ère. On comptait en 1911, dans l'I. continentale contre 220 millions d'Hindous, 66 de Musulmans et 9 1/2 de primitifs, 3. 600.000 chrétiens et 19.000 Israélites.

(154) R. Tagore, le génie du Japon (Bul. de la Soc. « Autour du monde.., déc. 1921, 9-24). [Tag. y parle librement, s'exprimant sur l'Europe devant des Orientaux.] cf. der GeistJapans, Leip., Neue Geist, 1918. — Sur la pensée de Tag. : Radhakrishnan, the phil. of r' T Lond. 1918 ; Jevons, sir R. T. poet and philosopher, Proc. Aristot. Soc. 1918-19, 30; Engelhardt, R. T. als Mensch, Dichter u. Denker, Berl. 1922 ; Vaillat, R. T., Par. 1922.

Mouvements religieux de l'I. contemporaine, Brahma SamSj Ârya S. Dev S., Clemen, die nichtchristl. Kulturreligionen, in ihrem gegenwart. Zustand 2er Teil. Leip. Teubner 1921, 1-34 ; Sivanath Sastri, Hist. of the Brahmo Samaj. Cale. 1911-2 ; — L^ipat Rai, the Arya Samaj., Lond. 1915. — Une association de Bénarès., Sri Bharat Dharma Mahamandal, cherche a réconciher toutes les rehgions en un hindouisme rationaliste {the worlds's eternal religion, Lucknow, 1920).

(155) Bibhog. sommaire de la Science indienne.

Aperçu d'ensemble : B. Kumar Sarkar, Hindu achievements m indian science. [PartiaUté signalée par Karpinski, Hindu Science, Amer. Math. Monthly, XXVI, 298, 1919]. - Seal, the positive science of the ancient Hindus, Lond., Longmans, 1915.

Mathématiques. Bibl. jusqu'à 1911 : JASB VII, 10. Deux remarquables art. de G. R. Kaye : Ind. Math: Isis, n» 6, 19K)

326-56 ; Infl. grecque dans le développement des math. hind. Scientia, Jan. 1919. Cet auteur distingue trois périodes : 1° celle des Çulvasûtras brahmaniques (ll^ s. av. J.-C), qui régissent la pensée math, jusque vers 200 ap. J.-C. Ce sont des textes religieux opérant non des démonstrations, mais la construction de carrés, de rectangles pour les besoins du culte. Thibaut JASB XLIV, Cale. 1875 ; jBaudhâyana Ç. s., éd., t. an. Thibaut, Pandit IX ; Âpastamha Ç. s., éd. t. al. Biirk ZDMG, LV, LVI. — 2° période astronomique, 400-000. Une solution de continuité entre la 1'® et la 2® incline Tauteur à voir dans la 2® une influence grecque, car l'action exercée sur les math. hind. par l'astronomie gi\ est certaine. L'œuvre capitale est le siddhânta Paullça, éd. par Varâha Mihira, vers 550 ; loriginal, de Paul l'Alexandrin, date d'environ 380 ; mais il y eut quatre autres siddhântas ou sj^stèmes : le Româka (romain), le Vâsistiha, le Saura, le Paitâmaha. Le Pauliça fournit une table de sinus et deux règles trigométriques ; l'infl. de Ptolémée s'y manifeste.

Ici se place l'œuvre d" Aryabhata, né en 476 : il donne une valeur très exacte de x et une règle pom- la solution des équations indéterminées simples. Ce dernier sujet est amplement traité par Brahmagupta, c^ui n'a pas pris son point de départ dans Arj^abhata, mais dans l'astronomie grecque, — 3° période math, hindoue, 600-1200. BrahmagujDta (né 598), Mahâvïra ' (ix^ siècle 0, Çridliara (né 991) nous acheminent à Bhâskara (né 1114). Le Gnnitasâra, traité de calcul {Tricatihi) de Çrîdhara j^araît utiUsé par Bhâskara dans sa Lilâvati (cf. Râmânujâchârya et Kaye, Bibl. Math. XIII, n^ 3, 29 JuU 1913, Leip., 203). Dans son V'ijaganita le même auteur systématise l'algèbre de Brahmagujjta. — Sur les notations numériques, lettres, chiffres : Kaye ib. {Ind. Mat.) 342-5. Du même: the Bakhshâli manuscript, JASB, VIII, n» 9, 1912, 349.

Astronomie. Ibid. ; Kaye, ancient hindu spherical aatr.^

JASB, XV, 1919, 153-89 [Aryabhafiya, 498; PaTicasiddhanfika , 550, Brâhmasphutasiddhânta, 628 ; Sûrya Siddhânta. 1000 ; the astronomical observatories of JaiSingh. Une soudure s'étabht entre les spéculations astronomiques et les cultes solaii-es apparentés au védisme ; l'influence même de l'astr. grecque parvenait à ri. à travers le milieu iranien qui accordait à ces cultes une

grande importance. Kirfel, cité n. 84. — Kern, Aryabhatïya, 1874, et Barth, Œuv. III, 146.

Physique. Rudiments chez les matériahstes et les diverses écoles d'atomisme : Jainas, Bouddhistes du Petit Véhicule, Vaiçesikas. Mais sur ce point les Hindous modernes se sont fait souvent illusion, jDaraissant croire que ces doctrines coïncidaient avec les hj-pothèses de la science em-opéenne. Ainsi le paramânu des Vaiçesikas est plutôt l'extrême petitesse qui tend au point

géométrique, qu'un corpuscule insécable ; l'âkâça est une force plutôt qu'un éther où se propageraient des vibrations ; diç et kâla sont aussi des forces qui situent dans la simultanéité ou dans la succession, non des cadres vides, comme notre espace et notre temps mathématiques. La physique indienne demeure qualitative, même quand elle paraît mécaniste. Cf. Chatterjea (n. 92); guide beaucoup moins sûr : Kishori Lai Sirkar, Intr. to the hindu syst. of physics, beig an expos, of Kanâdsiïtras (^ VS), Cale. 191 L Consulter Hindu Mechanics, H. acoustics, app. (349-65) par Seal à The positive Background of hindu socioloyy, Book I, de B. K. Sarkar SBH, XVI, 1914.

Chimie. Cette science a été souvent cultivée pour des fins alchimiques. Praphulla Chandra Ray, Hist. of Hindii Chemistry, 2 vol., 2^ éd. Cale. 1903 [ouv. capital, auquel s'intéressa M. Berthelot : J. des Savants, av. 1898, 227]. Mise au point sommaire par le même: Isis, II n» 6, 1919, 322.

Biologie, médecine. De Seal et Sarkar (op. cit.): Botanique et zoologie de l'I. ancienne. Sur l'hist. de la botanique en Asie Centrale, ouv. de valeur : B. Laufer, Sino-Iranica (Field Muséum of Nat. Hist. 201, anthrop. Ser. XV, no 3, Chicago 1919). — Ouv. jaina du XI^ siècle : Jivaviyara deÇântisûri, Guérinot, t. f. JA, 1902, 231. — Mme Liacre de St-Firmin, Médec. et légendes bouddhiques, Par. 1916. — J. JoUy, Medizin (Gr. III, 10 — capital); zur Quellenkunde d. ind. Med. (Vâgbhata) ZDMG, LIV, 260 ; — P. Cordier, traités médicaux sanscrits antérieurs au Xllie siècle- ; et Muséon 1903 ; — Udoy Chand Dutt, Materia medica of theHindus;—'KRas, ilb. d. Urspr. d. ind. Med. (Suçruta), ZDMG, XXX, 642 ; — Roth, Caraka ZDMG, XXVI, 441 et Liétard, Bul. Ac. Méd. Par., 5 mai 1896, 11 mai 1897 ; — Bhisagratna, t. an. de Suçruta, Cale. 1907- 1916 ; — Mukhopadhyaj^a, the surgical instruments ot the Hindus, Cale. Un. r.)i3-4 ; — VaUauri, la Méd. ind., Scientia XVIII, 308, 1915 ; un testo mediaevale ind. di med. (Siddhayoga, par Vrinda-Madhava), Riv. di St. critica s. se. med. e natur. VII, 6-10, 1916; i fondamenti generali délia med. ind., Archivio di st. délia se, II, 70, Roma 1921.

Sociologie. B. K. Sarkar, Pos. Back. ; Book II, 1921 ; Property, law, social order, Int. J. of Ethics, XXX, n^ 3; th. de la constitution, résumée par P. Masson-Oursel, R. Synth. Hist. XXXI, V, 1920 ; surtout Political institutions a. théories of the Hindus, Leip., Markert, 1922. — Radhakumud Mookerji, Local goverment in ancient /., 2^ éd., Oxf. 1920 ; a hist. of ind. shipping and inaritime activity, Lond., Longmans, 1912 ; Fundamental unity of I., ibid. 1914 (ouv. remarquables). — Narendra Nath Law ; Studies in ancient hindu polity, ib. 1914 (sur VArthaçàsira de Kautilya, et la diplomatie,

un travail de Nag, 1923 thèse Paris.) — Problèmes contemporains : W. Paton, Social ideals in L, Lond. 1920 ; Tyler Dennett, the démocratie movemeiit in Asia, N. Y. 1921 ; Lajpat Rai, Young India ; the political future of I., N. Y. 1921. (156) Cette esthétique — dans une large mesure inspiratrice des œuvres classiques, des peintures d'Ajantâ comme des drames de Kâhdâsa, — vise à susciter des états d'esprit (bhâva) ou sentiments autres que les émotions naturelles, produits par le sortilège de l'art (nirmânaksama, Harichand cité infra, 66) chez un esprit assez cultivé, assez raffiné pour les former en soi, — ou encore capable de goût, rasa. L'art est donc une opération artificielle, suggérant des états factices, susceptibles d'être appréciés moyennant une culture savante. Cette esthétique n'est pas moins scolastique que la pensée philosophique ou religieuse. Elle ne prend pas pour modèle la nature ; ses règles sont relativement à priori. prescrites à l'œuvre artistique comme les préceptes moraux ou religieux sont imposés à l'action humaine, à la façon de canons ayant par autorité — ou tradition — force de loi. Ainsi la plastique a ses formes conventionnelles, délibérément distinctes des formes naturelles: tel type humain comporte telles mensurations, tel autre des mesures différentes. Le kâvya, la poésie, a de même ses conditions nécessaires. Les traités d'esthétique prescrivent les types que doit reproduire l'iconographie, tout comme les Çulva sûtras légifèrent siu- la façon de construire des quadrilatères : une même réglementation religieuse, cultuelle et rituelle, règne là où nous autres Européens, cherchons de la science ou de l'art. Les ouvrages les plus caractéristiques, en ce qui concerne la plastique, sont : B. Laufer, das Citralaksana, Leip. 1913 (t. al. du tibét. : mensurations exigibles pour différents types humains : proportions relatives des parties du corps en tant que recréé par l'artiste pour des fins rehgieuses — ouv. d'inspiration jaina) ; — Rao T. A. Gopinâtha, Talamana or Icono'metry, Mem. arch. sur Ind. n» 3, Cale. 1920 ; Eléments of hindu iconography, 2 vol.. Madras, Law Printing house, 1914-6 (extraits des Çilpaçâstras — sur ces textes brahmaniques : Keith, t. an. de l'Aitareya et du Kausîtaki Br., HOS, XXV, 32 ; 279-82 ; 542 ; Havell, Aryan Rule in I. 127). Ces ouvrages montrent l'origine rituahste de l'esthétique. — Du même ordre, mais exposés populaires : A. Tagore, Art et anatomie hindous ; VAlpona, décorations rituelles; S. Gupta, les mains dans les fresques d'Ajanta,, Par. Bossard, 1921. - Consulter W. Cohn, 'Ind. Plastlk, Berl., Cassirer 1921 ; — Prasanna Kumar Acharya, a treatise on architecture and kindred suhjects (Manasâra, ouv. antér. au V siècle), Leiden, 1918 ; — Hawell, a handbook of ind. art, Lond. ]\Iurray 1920 ; — Coomaraswamy, Visvakarma, Lond., Luzac 1914 (sculpture) ; the arts a. crafts of I. and Ceylon, Lond. 1913 ; La danse de Çiva, t. f. M. Rolland, Par., Rieder 1922.

Ouvrages analogues sur la technique littéraire : Regnaud, Rhétorique sanscrite. Par. 1884 ; — Sylvain Lévi, le Théâtre ind.', Par. 1890 ; — Daçarupa (de Dlianamanjaya), t. an. Haas, Colurabia Un. [technique dramatique]; — Jacobi, Ânandavardhana's Dhvanyâloka, ZDMG, LVI, 394 ; — Viçvanâtha Kavirâja, Shaitya-darpana, the mirror of composition, t. an Ballantyue et Mitra, Cale, 1875; — Max Lindenau, Beitr. zur altind. Rasalehre, mitbesond. Berucksicht. des Natyaçastra des Bharata Muni, Diss. Leip., 1913 ; Appayadiksita's Kuvalayanandakarikâs, ein ind. Kompendium der Eedefyuren, t. al. R. Schmidt, Berl. 1907 ; du m&mQ Beitr. z. ind. Erotik, Leip. 1902, et n. 95 ; — Hari Chand, Kalid^sa et Fart poétique de l'Inde, alankara çâstra. Thèse Paris 1917 [sur Kàl., A. Hillebrandt, K., Breslau 1921]. — Une influence grecque sur le théâtre indien est certaine ( Windisch , Abh^5 orient: Kongi-. 1881 ; S. Lévi, op. cit.) ; l'auteur du Natyaçastra a peut-être connu la règle aristotélicienne de l'unité de temps, de lieu et d'action (Lindenau, V). L'influence exercée par les modèles grecs sur la plastique du Gandhâra est un fait (n. 79). Mais ces emprunts, qu'il faut rapprocher de l'emprunt des doctrines astronomiques, restent hmités, et il y aurait autant d'inconvénients à exagérer leur portée que nous avons trouvé de danger à interpréter la logique indienne comme un reflet de celle d'Aristote.

Musique : J. Grosset, Contrib. à l'ét. de la mus. ind., Par. 1888 ; Barth IV, 64 ; — Popîey, Music of /., Cale. 1921.

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