Partie musicale (chœurs et intermèdes) soignée
[Cf. les Théâtres de Gaillon, de N. Filleul. — Marquis d'Aubais et Louis Ménard, Pièces fugitives (pour le théâtre de Bayonne, 1565). — J. Madeleine, la Province, le Havre, sept.-nov. 1901 (pour le théâtre de Fontainebleau, 1564)-]
Moindres ressources des écoliers et des comédiens.
Ils durent souvent se contenter des costumes, de la musique (plus ou moins), de quelques accessoires et praticables, et jouer sur une estrade sans décorations, généralement entourée de rideaux de trois côtés, parfois sans rideaux.
[Cf. les estampes reproduites par Bapst (2769).]
La tragédie se coulait comme elle pouvait dans le cadre qui lui était offert: elle se prêtait à l'inexactitude de la mise en scène, faisant porter l'intérêt sur les sentiments des âmes, non sur les circonstances extérieures des actions.
Ne pas exclure absolument l'idée d'une tragédie faite au début pour le décor simultané.
[Les David de Desmasures.]
Mais c'est d'abord une survivance accidentelle et très rare, et lorsque cela devient plus commun, c'est une autre époque de notre théâtre qui commence.
VIL Composition des représentations (cf. 281 1). Tragédie et comédie (ou pastorale).
[Cléopâtre et Eugène; la Mort de César et les Esbahis — Lucrèce et les Ombres, pastorale, à Gaillon.]
Tragédie (ou comédie ou pastorale), et farce.
[Médée, à Parthenay, 1572; Hippolyte, à Saint Maixent» 1576.]
Tragédie, comédie, et farce.
[A Saint Maixent, 1578.]
Sur l'habitude de finir par la farce, divers témoignages.
[H. de Barran, Y Homme justifié par la foi, Au lecteur, 1554. J. Bodin, Politique, 1580, 1. vi, p. 591.]
On retrouvera cette composition du spectacle au xviie siècle. Mais déjà au xve siècle la farce suivait le mystère.