DE PERTHARITE À ANDROMAQUE; THOMAS CORNEILLE ET QUINAULT
I. Principaux auteurs de cette période peu étudiée: Gilbert, Magnon, l'abbé Boyer; puis le sieur de Montauban, l'abbé de Pure, Mlle. Desjardins; le sieur de Prade; Thomas Corneille; Quinault.
[Sur tous ces auteurs, voir les frères Parfaict (63).]
Enfin rentrée du grand Corneille avec Œdipe.
Influence dominante de Corneille; mais peu de vrais disciples qui prennent sa conception de l'héroïsme:
L'abbé de Pure (Ostorius), ridiculement; Th. Corneille et le jeune Racine {Alexandre) , adroitement.
On lui emprunte en général 1 °, le goût de la politique; 2°, l'art de l'intrigue, et des coups de théâtre, dont Rodogune et Héraclius sont les modèles.
Avec cette influence se combinent:
1 °, la tradition de la tragi-comédie, qui achève de se confondre avec la tragédie, lui prenant l'histoire et la politique, lui communiquant l'esprit romanesque;
2°, la vogue du roman héroïque (La Calprenède, Mlle, de Scudôry), qui vulgarise l'emploi des incognitos et reconnaissances, et d'une psychologie fade et conventionnelle.
La tragédie commence à n'être plus qu'un assemblage de clichés et de lieux communs.
Le modèle littéraire s'est substitué à la vie.
Deux auteurs à considérer de près: Thomas Corneille et Quinault.