‹ Esquisse d'une interpretation du mondeChapitre 7 sur 158 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

Eléments psychologicfues de la religion.

Eléments mythiqnes et historiques : dogmes, mythes, rites.

Eléments sociologiques : Eglises, culte.

Eléments esthétiques.

Eléments métaphysiques et moraux.

Foi, espérance, amour.

Science et foi; volonté et foi. Pragmatisme. Idée-forçe de vérité.

Espérance. Idée-force de progrès.

Amour. Idée-force de personnalité, d'humanité, de divinité.

Origine (de la religion).

Destinée [id.).

Les fragments qui suivent, et qui étaient intitulés Préface, feront sans doute mieux voir quelle eût été l'idée maîtresse de l'ouvrage.

« Le titre de ce livre indique que nous voulons, par l'intermédiaire des idées-forces, opérer une synthèse, une conciliation entre des choses jusqu'ici opposées l'une à l'autre sous les noms de Religion, Philosophie et Science. C'est l'unité fondamentale de ces trois termes que nous voulons établir.

» Qu'on ne se méprenne pas d'ailleurs sur le sens du mot équivalent : il ne signifie pas un pia-aller, un succédané. Ce sont, au contraire, les religions positives qui, en ce sens, sont de vrais équivalents mythiques de la philosophie, de la morale et de la sociologie. Les équivalents philosophiques des religions sont, à vrai dire, les vrais fondcMueuts de ce qu(^ la religion même contient d'acceptable pour l'intelligence. Malgré cela, nous emploierons le mot

l'RHFACI':. XV

êqiiiixih'nt^ que nous avons introduit il y a des annr'cs dans !<' |)i'()l)lùme de la lilj<'rté et du détci'niinis.jio et (juc Cluyau a si ma^'istralcnK^ut ap[)li<{ué à la morale. La méthode des équivalents, des substituts, des moyens-termes et du passage aux limites nous semble pouvoir être IV'condo dans le (bjiiiaine relif;ieux comme dans tous les auti'es. »

Fouillée, en effet, qui définit la religion (entendons la religion positive) « une loi inc'tapbysique, morale et sociale, non pliilosophirpie et non scientifi(pie, à foi'me mythique, dogmalicjue et rituelle. <|ui, (juoique individuelle en son acte intérieur, relie une société et (;n t'ait un orj:;anisme spirituel », se proposait sans doute de réfuter ce qu'il appelle - le grand paralogisme de rapologéti(|iie coutemj)oraine ».

« Lisez les apologistes contemporains de la religion, vous verrez (ju'ils ont une tactique commune : démontrer Tinsuffisance des sciences positives pour nous apprendre le l'oiid de lèti'e et de la vie, la loi su[)rème de rexist<Mice, l'origine du monde et notre destinée future. De là ils s'em|)ressent de conclure : la l'eligion <'st nécessaii'e. Ils négligent d'exann'uer, à côté de la science, la |)hilosophie, et de dtMuonti'er rimpuissance de cette dernière. Ils négligent en niènie temps de démontrer «[ue la religion (la- <|uelle?) peut résoudre ces problèmes autriMuent ((ue d'une maniènMnéta[»hysi(pH\ f-(Mpii ne les em|)éche pas de conclure connue s'ils avaient fait toutes ces démonstrations. »

Or, s<don Fouillé(\ « la religion se jutse exactement les mêmes (picstions (pie l.i philosophie pi-emière.

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