CHAPITRE II
La plus haute iutensité de la vie a pour corrélatiî nécessaire
sa plus large expansion.
Existence et vie, au point de vue physiologique implique nutrùion, conséquemment appropriation, transformation pour soi des forces de la nature : la vie est une sorte de gravitation mr soi. Mais l'être a toujours besoin d'accumuler un surplus de force, même pour avoir le nécessaire ; / épargne est la loi même de la nature. Que deviendra ce surplus de force accumulé par tout être sain, cette surabondance que la nature réussit à produire ? - H pourra se dépenser d'abord par la gèiération, qui est un simple cas de la nutrition. . La reproduction, dit Hœckel', est un excès de nutrition et d'accroissement par suite duquel une portion de l'individu est érigée en tout indépendant. » Dans la cellu e élémentaire, la génération prend la forme d'une simple division. Plus tard, une sorte de distribution du travail se fait et la reproduction devient une fonction spéciale accomplie' par les cellules germinales : c'est la sporogome. Plus tard enfin deux cellules, l'une ovulaire, l'autre spermatique, s'unissent et se fondent ensemble pour former un nouvel individu. Cette conjugaison de deux cellules n'a rien de