DES CORPS SIMPLES
« On appelle simples, dit Berzélius \ les corps à « regard desquels nous croyons avoir la certitude « qu'ils ne sont point composés, et que nous ren- « controns de tous côtés jouant le rôle de parties (c constituantes du reste de la nature. »
Une certitude de ce genre ne peut être acquise directement par l'expérience, qui ne sauroit nous apprendre qu'une chose, savoir, que tel corps n'a pas été décomposé jusqu'à présent. En effet, parmi les corps auparavant réputés simples, plusieurs ayant été décomposés effectivement, rien ne donne lieu de penser que les autres ne soient pas également décomposables, d'autant i)lus que les corps indécomposés semblent beaucoup trop nombreux^, pour qu'on puisse les considérer comme réellement simples. Une si grande profusion d'éléments premiers essentielle-
1 Tomel, p. 37.
' Berzélius en comptoit 52; un peu plus tard Liebig en élève le nombre à 56.