‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 170 sur 229 · LIVRE XII». — CHAPITRE Ve · texte numérisé non relu

LIVRE XII». — CHAPITRE Ve

dans le testicule s'organisent pareillement les zoospermes.

Ni les ovules, ni les zoospermes ne sont de vrais animaux, complets même en germe. Ils se complettent par leur union qui s'effectue sous l'influence du principe de vie, et cette union rapportée à l'acte qui l'accomplit, s'appelle fécondation.

Il semble que, dans Tœuf fécondé, le système nerveux, c'est-à-dire l'appareil de la force, soit fourni par le zoosperme * ; le système nutritif, c'est-à-dire, l'appareil de la forme, par l'ovule. Le système vasculaire, corrélatif à la respiration, ou l'appareil propre de la vie, procède des deux autres et en est le lien. Au reste, quoi qu'il en soit des zoospermes et de leurs fonctions, les belles recherches de M. Serres ont du moins établi, qu'à une certaine époque première du développement de l'ovule fécondée, l'animal n'est encore qu'une simple membrane enveloppant un liquide, le liquide alimentaire, membrane composée de trois feuillets, d'un feuillet extérieur qui sera le système nerveux, d'un feuillet intérieur qui sera le système nutritif, et d'un feuillet intermédiaire qui unit les deux autres, lequel sera le système vasculaire.

Ainsi se trouvent vérifiées par l'observation les bases de la théorie qu'on vient de présenter. Quelque * Voir, à ce sujet, l'ouvrage remarquable du docteur Lallemand.

curieux qu'ils pussent être en soi, les nombreux détails qu'il seroit facile d'ajouter, sortiroient de notre plan. Nous n'exposons point une science particulière, nous essayons de jeter les fondements d'une philosophie générale des sciences : tâche peut-être entreprise sans avoir assez consulté nos forces, car il n'en est point de plus vaste. Mais encore faut-il commencer; d'autres en continuant nous reformeront.

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