‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 18 sur 229 · LIVRE X«. — CHAPITRE lie · texte numérisé non relu

LIVRE X«. — CHAPITRE lie

raines, par les ébranlements qu'elles impriment à l'enveloppe solide , d'énormes volcans par leurs éruptions, les eaux par leur mouvement qui sape et broie les continents et en porte les débris à des distances immenses ^ semblent, d'époque en époque, bouleverser, ruiner, jusque dans leurs plus profondes assises, les constructions des âges précédents, et ces catastrophes apparentes ne sont que le travail même de la création qui se poursuit.

Avant qu'apparussent les êtres doués d'une organisation qui les constitue dans l'unité individuelle, il falloit que les conditions de leur existence fussent réalisées. La terre, maintenant prête à les recevoir, leur fournira et le support qui leur est nécessaire, et les aliments indispensables à leur conservation comme à leur développement. Les roches superficielles et leurs détritus se couvrent peu à peu, sous l'influence des gaz atmosphériques , d'une végétation appropriée à ce premier sol. D'autres productions de même genre se multiplient dans les milieux liquides, où bientôt aussi pullulent les infusoires. La vie se manifeste sous ses deux formes générales, qu'unit un hen secret, car si le végétal et l'animal se séparent Tun de l'autre par des différences caractéristiques, ils ont aussi des lois communes et de nombreux points de contact.

A mesure q^ue la surface terrestre se modifie, ainsi

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