‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 53 sur 229 · LIVRE X«. — CHAPîTRE V*. iOS · texte numérisé non relu

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« desquelles, quand la pile se décharge à travers « les liquides, les corps combustibles et les bases « salifiables se rassemblent autour du pôle négatif, « tandis que Foxigène et les acides vont se réunir « au pôle positif *.

Nous n'écrivons point un traité de physique ; il n'est donc point de notre sujet de nous occuper en détail des nombreux phénomènes que présente Télectricité. Nous essayons seulement de les relier, en ce qu'ils ont de général, aux causes primitives, immuables, éternelles, que l'esprit conçoit comme des nécessités de Têtre, et dans lesquels dès-lors on doit chercher la raison des faits et des lois des faits qui se produisent au sein de l'Univers.

A ce point de vue, et toujours en supposant que le fluide électrique soit, ainsi que nous l'avons admis, le principe physique de la force ou le principe premier générateur du mouvement, la théorie philosophique de rélectricité peut se réduire, dans ses bases, à des lois très-simples.

Dans tout phénomène de mouvement, il faut premièrement distinguer le mouvement même ou l'effet de la cause productrice de cet effet, c'est-à-dire productrice du mouvement.

La mécanique ne considère que le mouvement séparé de sa cause, et, de plus, ne considère le mou-

ï Berzélius, tom. I", p. 165.

vement même que dans ses rapports avec sa limite propre, ou sa quantité, et ses rapports avec les limites de ce qui le détermine, ou sa direction géométrique ^ Lorsqu'elle traite des combinaisons et des communications du mouvement, sa méthode est encore la même, de sorte qu'on pourroit la définir : la logique abstraite du mouvement pur; et de là sa rigueur.

Cependant tout ce qui se meut a en soi un principe moteur, et ce qui communique le mouvement communique le principe producteur du mouvement. Et comme le mouvement qui jamais ne s'arrête dans 1 Univers, y est aussi perpétuellement communiqué, il y existe donc un principe de mouvement, une

' Lt mécaniciiie nous paroît offrir une confirmation assez curieuse de ce <iiie nous avons dit (/■■* Part. y liv. Ill^ chap. IF) de la force rt de son action propre, en ciierchant à nous rendre compte des conditions (juinipllcjne la formation des corps considérés géométriquement. On sait, en effet, que toutes les machines sont réductil3les à trciis, le levier, le plan incliné et le treuil. Or ces trois machines ea quel(|ne sorte radicales, sont en un rapport remarquable avec les trois dimensions géométriques; d'où il résulte que la force a trois juod.'s gi'îu'raux d'application aux corps, correspondants à la ligne, à la surface et au solide. Dans la sphère, prise pour exemple, le levier est le rayon, le plan incliné la surface, le treuil le solide même; et, en y regardant de i)rès, on reconnoîtra que la force, dans le plan incliné comme dans le treuil, n'est cpie la force du levier décomposée indéniiiment, à raison des changements de direction qui s'opèrent à des distances indéfiniment petites ; de sorte que, dans toutes les courbes, dans toutes les inflexions possibles du mouvement, on I ct( oijve comme [)oint générateur le mouvement en ligne droite essentiel à la force pure.

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