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KM) 11" PARTÎT.— DE L'i!0M3îE.
d'où les pliénoiiiènes de polarité, et une partie de ceux ([ui se lient à Faction des affinités chimiques; 3° par la résultante des directions indéfiniment variées des molécules dont se compose notre globe, d'où les phénomènes magnétiques.
Cela posé, si, parmi les faits qui ont conduit à rhypotlièse de deux fluides éleitriques divers, il en est qui s'expliquent par de simples différences de quantité ou dïntensité, cest-à-dire, par la relation de la force avec sa limite ou avec l'élément négatif des choses, peut-être en est-il aussi qui dépendent d'une cause positive et primitive dont il importe de tenir compte, car elle est certaine quant au fond.
En effet, il existe des rapports intimes, nécessaires, entre les énergies inhérentes à l'élher, et des rapports divers, puisque ces énergies sont diverses. Les rapports directs de la force et de la forme, de la force et de la vie, en d'autres termes, de l'électricité et de la lumière, de l'électricité et du calorique, doivent donc offrir des différences qui doivent avoir elles-mêmes leurs manifestations. Il seroit donc possible qu'une partie au moins des phénomènes auquels on assigne pour cause une différence radicale entre les deux électricités positive et négative, ne fussent que des manifestations des rapports divers que le fluide électrique soutient néces-
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saireraent avec la lumière et le calorique, ou représentasseut, dans raction propre de l'électricité, les modifications spéciales qu'elle subit, chimiquement surtout, suivant qu'elle est soumise à Faction plus intense, ou plus immédiate des deux autres principes universels.
Les phénomènes si variés du galvanisme et du magnétisme montrent sous combien de formes le fluide électrique peut se manifester. Il ne seroit donc pas surprenant que quelque chose de semblable se présentât dans l'ordre des phénomènes plus spécialement appelés électriques, sans qu'on en dût conclure Texistence de deux fluides de nature diverse. C'est encore une question de savoir si le développement de l'électricité par la pile voltaïque et autres moyens analogues, est ou n'est pas uniquement dû à des actions chimiques. Au moins est-il hors de doute qu'elles y jouent un rôle principal. Le principe d'afiinité exerce donc, d'une manière quelconque, une grande influence sur le fluide électrique, et par conséquent on peut comprendre qu'il en modifie les effets. Il en est ainsi du calorique. La double électricité pourroit donc dépendre de deux causes, l'une intrinsèque, l'autre extrinsèque, qui peuvent elles-mêmes se combiner. La cause intrinsèque seroit un mode particulier d'association soit avec la lumière, soit avec le calorique. La cause
extrinsèque seroit la nature même des corps où pénètre, ou desquels s'écoule le fluide électrique. Soumis en eux à une sorte d'action chimique, il en dépendroit à plusieurs égards dans ses effets, et manifesteroit, de la seule manière dont la force le puisse faire, c'est-à-dire, par des mouvements opposés dans leur direction, la convenance ou la disconvenance des formes, ou les rapports et les oppositions entre les affinités diverses. « Ainsi, celui des « corps combustibles qui par sa combinaison avec « l'oxigène, produit Talcali le plus fort, c'est-à- « dire Foxide doué de Taûinité la plus puissante « pour les acides en général, acquiert l'électricité « positive, tandis que l'autre prend l'électricité né- « gative, quoique d'ailleurs son oxide puisse égare lement se combiner avec les acides, ou même » qu'il soit un acide ^ » Lorsque dans la pile à un seul métal « l'un des liquides est un acide concen- « tré et l'autre un alcali concentré, et qu'on empile c( l'un sur l'autre, toujours dans le même ordre, « cuivre, acide, alcali; cuivre, acide, alcali, etc., « le cuivre devient positif au contact avec l'acide, « et négatif à celui avec l'alcali*. » Tous les phénomènes de ce genre, ajoute le célèbre chimiste que nous citons, (c dépendent de lois générales en vertu
» Berzélius, tom. I«', p. 125.
t Ibid. ibid., p. 141.