LIVRE X«. — CHAPITRE V
de toute forme, de toute vie; matrice des êtres et leur aliment commun *.
Il semble que, conçue ainsi, l'électricité offre une idée nette que les faits, d'ailleurs, justifient. Ce que nous aurons à en dire encore trouvera mieux sa place lorsque, traitant des deux autres fluides primitifs, nous chercherons à reconnoître comment elle concourt à la production des phénomènes qui se rattachent directement à l'action propre de ceux-ci.
î Les solides ne sont que des fluides soumis à l'action de la forme qui produit la cohésion. Destinés eux-mêmes à devenir la nourriture d'autres êtres, il faut d'abord qu'ils se dissolvent et passent à l'état liquide avant de pouvoir s'assimiler à l'être qui se nourrira d'eux. Ils en deviennent comme le chyle, et les fluides en général, et particulièrement les fluides primitifs, inhérents à l'éther dont ils ne sont que les propriétés, sont le chyle de la nature, l'aliment assimilable universel.
108 Ho PAIlTIi;. — DE J.'HOMMK,