‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 56 sur 229 · LUMIERE · texte numérisé non relu

LUMIERE

Pour comprendre un effet complexe, il faut, distinguant Tune de l'autre les causes différentes qu'il implique, considérer chacune d'elles à part. De là cet inconvénient que Fesprit, obligé de fragmenter, pour ainsi dire, et d'envisager isolément et successivement ce qui dans l'unité de l'effet est simultané, n'en a pas la vision immédiate et complctte : d'où la nécessité d'un travail ultérieur de recomposition que précède toujours une certaine obscurité inévitable. Ne pouvant parvenir à la dissiper entièrement, on doit au moins tâcher de la diminuer autant que possible, et le meilleur moyen d'y réussir nous paroît être de prendre pour point de départ du développement de chacun des éléments divers du problème, les bases de la conception générale. Si cette méthode expose à quelques répétitions, outre qu'elles portent sur des points qu'il est indispensable d'avoir sans cesse présents, elles servent déjà, et c'est beaucoup, à réunir dès l'origine, en un centre

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