‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 72 sur 229 · LIVRE Xe. — CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

LIVRE Xe. — CHAPITRE Vil

la lumière et du calorique, c'est-à-dire, aux lois de la force, de la forme et de la vie.

Et, comme la forme ou la lumière, principe de détermination, est par là même Tunique principe de la variété, les innombrables lois secondaires ne sont que les rapports des lois générales avec cbacune des formes particulières qui constituent les corps distinctivement déterminés, rapports modifiés par ceux qui subsistent entre ces formes diverses, et les enchaînent harmoniquement dans l'unité du tout.

Si cette manière de concevoir les faits dans leurs causes premières et nécessaires a pour effet de les relier entre eux, en même temps qu'elle les rend plus compréhensibles, plus clairs pour l'esprit, il ne faut pas s'attendre qu'elle dispense de l'observation et puisse la suppléer : tout au contraire, subordonnée à l'observation, elle ne sauroit trouver qu'en elle son indispensable vérification, bien que, par les perspectives qu'elle ouvre à la pensée, elle ait ceci d'utile, d'indiquer aux recherches des directions nouvelles, et d'introduire, en quelque façon, de nouveaux éléments dans l'interprétation de leurs résultats. Non que la théorie, même supposée vraie, quant à ses bases, et admise à ce titre, suffise pour dissiper toutes les obscurités; elles restent encore, elles resteront toujours, et nombreuses et profondes» à raison des bornes de laconnoissance en chaque in-

dividu, et de la connoissance en soi, qui croît sans doute et se développe, mais en avançant vers un terme qu'elle n'atteindra jamais, car ce terme n'est autre que la Science absolue, comme le terme de la Création, éternellement progressive aussi, est l'Etre absolu.

Nous avons averti déjà, chose d'ailleurs assez évidente, que notre dessein n'est aucunement de présenter un système lié dans toutes ses parties, et complet, même relativement, des sciences particulières dont l'ensemble constitue la science générale, mais seulement d'éclaircir par quelques exemples les principes sur lesquels il nous semble qiCelle repose philosophiquement. C'est uniquement à ce point de vue qu'on doit juger ce que nous avons dit de la lumière et de l'électricité, ainsi que ce que l'ordre de déduction qui nous est imposé par notre sujet même, nous conduit en ce moment à dire da calorique.

Essentiellement distinct, selon nous, des deux autres énergies inhérentes à l'éther, on ne sauroit l'identifier ni au principe de force, ni au principe de forme, à ce qui produit le mouvement, ni à ce qui détermine spécifiquement les êtres qu'il développe. Il engendre une sensation spéciale, et supposé qu'il ne fut pas le principe d'union ou de vie, ce principe nécessaire n'auroit dans le monde phy-

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