‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 73 sur 229 · LIVRE ,V. — CHAPITRE Vlie · texte numérisé non relu

LIVRE ,V. — CHAPITRE Vlie

sique aucune expression, y seroit entièrement inapercevable sous ses conditions matérielles. Perpétuellement uni , quoique en des proportions variables, à l'électricité et à la lumière, concourant avec elles à tous les phénomènes, qui tous impliquent et la substance, et les propriétés inséparables de la substance, il a ses lois propres et ses effets propres. S'il étoit l'électricité, la quantité de calorique mesureroit dans les corps la quantité d'électricité, ce qui n'est pas. La même observation s'applique à la lumière; et, de plus, si le calorique ne différoit pas intrinsèquement d'elle, comment les corps ne seroient-ils pas au môme degré diaphanes et diathermanes * ?

Distinct de la lumière en qui seule réside la cause effective de toute variété, le calorique, selon nous encore, n'admet d'autres différences que des différences de quantité ou d'intensité. Cependant on a cru pouvoir conclure des expériences si curieuses, d'ailleurs, et si importantes de M. Melloni, que les radiations calorifiques ne sont pas homogènes, mais hétérogènes comme les radiations lumineuses. La chaleur, en effet, émanée de foyers divers, d'une lampe, par exemple, du platine ou du cuivre incandescent,

t Nous raisonnons ici dans l'hypothèse que, identiques ou divers, la lumièie et le calorique ne sont pas de purs mouvements de l'éther supposé simple ; mais, dans l'éther, ce quelque chose d'effectif et de substantiel que nous avons nommé énergie, propriété.

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