LIVRE X^. — CHAPlTr.E Vlie
contraire, ce semble, à toutes les idées qu'on peut se faire des principes des choses, répand sur la science de la nature une obsurité profonde.
Un corps étant donné, sa dilatation est l'effet d'une plus grande activité de la force qu'il contient; sa contraction, d'une moindre activité de la force, car le volume d'un corps, son étendue au sein de l'espace, déterminée, abstraction faite des résistances extérieures, par l'action de la force inhérente à ses molécules, est la mesure de cette action même, combinée d'ailleurs avec celle de Téther qui, enveloppant chaque molécule, forme autour d'elle, comme nous l'avons dit, une atmosphère qui agit sur elle, et sur laquelle elle réagit. Toutefois on doit bien entendre que si, dans les phénomènes, la pensée sépare pour le mieux connoître, ce qui appartient à chacune des énergies qui concourent simultanément à leur production, il faut ensuite, afin d'arriver à une conception complette, réunir ce que l'esprit avoit divisé, la conception de l'effet complexe impliquant celle de toutes les causes qui en sont la raison, de leur action distincte et de leurs relations nécessaires.
En traitant ici du calorique, nous avons dû nous borner, comme nous l'avons fait pour Télectricité et pour la lumière, aux questions générales liées directement à la théorie philosophique de l'Univers. A