LIVRE Xie.— CHAPITUE l*r
mesure que le développement de notre sujet nous obligera de les appliquer aux phénomènes.
Ceux-ci ont été divisés en deux catégories dont la séparation n'a aucun fondement dans la nature où tout s'enchaine, où tout converge vers Tunité, mais qui, correspondant à des points de vue divers de la science des corps inorganisés, peut, à quelques égards, en faciliter l'étude; nous voulons parler de la distinction des phénomènes physiques et des phénomènes chimiques, qui ne sont au fond que les mêmes phénomènes, considérés soit dans ce qu'ils ont d'universel ou de commun à tous les corps, soit en ce qu'ils offrent de particulier ou de propre à chaque corps spécifiquement différent ; et même cette distinction est-elle encore en partie fictive, car, à chaque instant, la physique et la chimie, rentrant Tune dans l'autre, sont forcées d'envahir leur domaine respectif. En usant donc des dénominations admises, nous désirons que le lecteur unisse toujours dans sa pensée, comme nous l'unirons dans la nôtre, les divers éléments de la science une, artificiellement séparés par un procédé de pure méthode, utile, du reste, à la science même, qu'aucun esprit, si puissant qu'il soit, ne sauroit, avec une étude suffisante, envisager sous toutes ses faces, ni embrasser dans tous ses détails.