‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 101 sur 245 · LIVRE 1IÔ. — CHAPITRE VIÎÎ · texte numérisé non relu

LIVRE 1IÔ. — CHAPITRE VIÎÎ

communiquées aussi à quelque degré. En un mot, . nul être possible , s'il n'a en soi quelque chose de tout ce que renferme la notion primitive et radicale de l'Être. Donner l'être , ce n'est donc pas donner la substance seule , mais encore donner ce qui est inhérent à la substance , ce qui n'en sauroit être totalement séparé, la puissance ou la force, l'intelligence , l'amour. Ainsi , dans tout ce qui est , il y a , quoique sous des formes diverses et à des états divers , quelque chose du Père , du Fils et de l'Esprit. Seulement , le moi qui en a la conscience n'existe pas dans tous les êtres ; mais Dieu est partout , dans l'homme qui le connoît et l'adore , dans le grain de sable qu'il foule aux pieds , et rien ne seroit s'il n'étoit pas une participation de son être.

0 Dieu ! oui , tout est de vous , et n'est pas de vous uniquement comme l'effet , le produit de votre opération toute puissante , mais comme un écoulement de votre être indivisible et immuable. Toujours un, toujours infini , ce que vous créez, vous le tirez de vous-même : vous vous donnez à votre créature , et vous vous donnez selon tout ce que vous êtes, comme Père , comme Fils , comme Esprit. Elle n'est pas vous : elle est , elle sera perpétuellement à une distance infinie de vous ; et néanmoins son être est quelque chose de votre être , sa substance quelque

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