‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 110 sur 245 · LIVRE IIIe. — CHAPITRE Ut* iGi · texte numérisé non relu

LIVRE IIIe. — CHAPITRE Ut* iGi

vues d'expressions abstraites , toutes d'images , contribuent encore à l'envelopper d'une certaine obscurité vague dont l'esprit doit la dégager , si l'on veut la saisir dans sa réalité intime et véritable. Ainsi le mot de chaos qui réveille en nous l'idée de confusion et de désordre , loin d'offrir ce sens , n'exprime , au contraire , dans le langage cosmogonique de l'antiquité, que l'ordre même primordial , la masse fluide au sein de laquelle se développèrent successivement les germes qu'elle contenoit , ou , selon le bel emblème des indiens , l'œuf d'où l'univers animé par l'incubation divine , devoit éclore comme le jeune oiseau dont la première période de croissance s'est accomplie dans les mystérieuses ténèbres du travail organique élémentaire. Lorsqu'au lieu de s'arrêter aux simples apparences , on pénètre jusqu'au fond des choses , on admire l'unité de la pensée humaine généralement crue si variable , si différente dans les divers âges.

T0.MB t. H

162 lr" PARTIE. — DE DIEU ET DE L'UNIVERS.

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