‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 115 sur 245 · LIVRE IIIe. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IIIe. — CHAPITRE IV

renferme en soi , pour ainsi parler , les éléments de ce qui est supérieur. Partout où il y a substance, il y a commencement de forme ; ordre , intelligence , vie , amour , à un certain degré et sous un certain mode ; et dans le progrès continu des êtres, il faut bien entendre que toutes les divisions qu'on peut marquer , ne servent et ne peuvent servir qu'à aider la conception , en caractérisant pour elle tel éiat spécial.

Toutefois il est bon de remarquer que les plus anciennes traditions cosmogoniques , d'accord avec les observations que la science multiplie chaque jour, nous présentent, dans la formation des choses, un ordre effectif de développement semblable de tout point à celui selon lequel nous venons de considérer la force. Dans la masse homogène de notre globe à l'état liquide , se forment d'abord les roches primitives , et successivement les dépôts divers , les diverses cristallisations dont se compose sa surface connue de nous. Durant ce dernier travail , et par une progression régulière de vie , on voit paroître les plantes , les molusques , les poissons , les reptiles, puis des animaux plus parfaits , puis l'homme enfin , véritable roi de cet empire qu'il domine par la puissance souveraine de sa pensée et de sa volonté libre.

170 lre PARTIE. — DE DIEU ET DE L'UNIVERS.

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