LIVRE Ve. — CHAPITRE Ier
faitement à son type divin, il ne seroit qu'un seul être , car il seroit Dieu reproduit selon tout ce qu'il est.
Une vue obscure de cette vérité induisit, chez plusieurs peuples antiques , la philosophie et la théologie même , toujours inséparablement unies , à diviniser réellement la Nature , dont elles méconnoissoient l'essence qui implique , de toute nécessité , la limite ; bien qu'il soit très-vrai que ses puissances ne sont, dans ce qu'elles ont de positif, que les puissances de Dieu , les énergies immuablement inhérentes à son être. Ainsi, divine par son principe, la Nature cepeodant n'est pas Dieu j elle est comme l'ombre incomplète de Dieu projetée dans le temps et l'espace , et s'y dilatant sans terme.
266 lre PARTIE. — DE DIEU ET DE L'UNIVERS.