‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 18 sur 245 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

embrasser les divers états où il nous apparoît, nous avons dû l'envisager à l'état normal ou de santé, à l'état anormal ou de maladie : par où l'on voit combien il étoit nécessaire de traiter d'abord la question générale du mal.

Après avoir ainsi étudié l'homme en soi, dans ce qu'il a de passif et dans ce qu'il a d'actif, nous commençons une autre étude, celle du développement de son activité, et conséquemment des objets de cette activité : étude dont le fruit doit être la connoissance des relations de l'homme avec ce qui n'est pas lui, et des lois de ces relations. Or il a des relations nécessaires et simultanées avec Dieu et avec l'univers; et, à raison de sa double nature organique et intelligente, corporelle et spirituelle, ces relations, toujours complexes, impriment à son activité des caractères divers, selon le terme vers lequel elle est dirigée. Nous appelons Industrie l'action de l'homme sur le monde extérieur, lorsqu'elle a pour terme Y Utile, c'est-à-dire la conservation et le développement de l'organisme. Son action dans une sphère plus haute, quand, à travers le voile des phénomènes, il découvre en Dieu le

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