‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 17 sur 245 · PRÉFACE. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIX

à ce que sa nature a de plus grand, à l'intelligence et à la liberté inséparable de l'intelligence. Car de la liberté naît le pouvoir que lui seul possède parmi les êtres connus de nous, le pouvoir de violer ses lois ou de porter volontairement le désordre en soi-même. Ici se présente une des questions qui a le plus tourmenté l'esprit humain dans tous les temps, la formidable question du mal. Nous faisons ressortir l'insuffisance et le vice des solutions qu'on en a données, et le vice correspondant des théories relatives à l'ordre de moyens préparé à l'homme pour combattre le mal et le vaincre finalement; puis nous expliquons de quelle manière, d'après les principes antérieurement posés , on peut le concevoir et en concevoir le remède.

Cela fait, considérant l'homme sous un double point de vue, comme être organique et comme être intelligent et libre, nous recherchons les lois physiologiques de sa nature, et, dans un ordre plus élevé, les lois de l'intelligence, de l'amour et de la volonté, étroitement liées en lui aux lois de l'organisme. Mais, pour être complète, la science de l'homme devant

Page 1