LIVRE V8. — ■ CHAPITRE VHÎ
doit offrir quelque chose de commun avec son mode de manifestation dans le monde inorganique , et en même temps quelque chose de divers et de plus parfait ; car les êtres organiques appartiennent encore par une partie d'eux-mêmes au monde inférieur , et conséquemment dépendent, dans la même mesure, de ses lois. Composés d'éléments étendus qu'ils lui empruntent pour les animer de leur vie, la lumière et le son , à l'état où ils correspondent aux corps bruts , manifestent la nature de ces éléments en tant que figurés.
L'unité d'organisme est, sous le rapport où nous les considérons en ce moment , ce qui distingue génériquement les êtres organiques des êtres inorganiques. L'unité, essentiellement exclusive de l'étendue, ne sauroit se manifester de la même manière que la figure , à qui l'étendue est essentielle. La lumière doit donc exister à un autre état dans les êtres organiques, en tant qu'organiques. Par cela même qu'elle y manifeste quelque chose d'essentiellement un , nécessairement elle se produit sous un mode auquel correspond le genre particulier de vision qu'on peut appeler spirituelle. Ce qui est vu n'est point étendu , figuré , divisible , car tout ce qui apparoît avec ces caractères dans la plante et dans l'animal n'est point leur forme propre, n'est point l'organisme radical, n'est point l'unité, mais des