LIVRE VIe. — CHAPITRE leP
ment le monde inorganique , qu'y voyons-nous ? D'abord un mouvement continu et dès-lors une communication perpétuelle de la force entre les corps qui , soit par des impulsions purement mécaniques , soit par des influences liées au mode d'action particulier du fluide électro-magnétique , la reçoivent et la transmettent , selon ses lois propres combinées avec les lois de la forme , du calorique et de l'attraction ;
Un enchaînement des formes diverses, d'où résulte la connexion harmonique du tout ou l'ordre , qui se résout dans l'unité. Car chaque forme est l'élément d'une forme plus complexe et plus parfaite , à qui elle donne ce qui lui est propre , et de qui elle reçoit quelque chose de propre aussi à cette forme plus élevée ;
Enfin le calorique et l'attraction qui, toujours proportionnée à la masse, varie néanmoins sous le même volume dans les différents composés , et par conséquent est communiquée, reçue , donnée , ainsi que le calorique, d'après la combinaison de leurs lois spéciales avec les lois des deux autres principes constitutifs des êtres, dans la formation des corps.
Les communications des propriétés dépendant, comme nous venons de le dire, de certaines lois fixes, sont déterminées par les rapports qui résultent de la nature spécifique des différents êtres. D'où il suit
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que la tendance à l'unité complète se manifeste d'abord par la tendance vers des unités relatives ou des centres particuliers. Delà, les aggrégats homogènes qui forment les corps divers ; de là tous les phénomènes purement physiques et chimiques. Mais ces centres particuliers ont entre eux les mêmes relations qu'ont en chacun d'eux les éléments dont ils se composent; de là encore, de proche en proche , ces centres plus généraux , disséminés dans l'espace et qu'on appelle astres . entre lesquels il existe aussi des communications réciproques, et qui tendent eux-mêmes vers d'autres centres ordonnés à des sphères plus vastes , jusqu'à ce qu'on arrive à concevoir ces tendances variées, harmoniques et progressives, réunies en une seule tendance vers un centre infini , vers Dieu qui , par un perpétuel don de lui-même , communique à tout ce qui existe l'être qu'il possède essentiellement."
Dans le monde organique, la force variant continuellement en chaque être, il s'ensuit qu'elle est continuellement communiquée, reçue, donnée, sans qu'elle perde pour cela soft caractère de spontanéité, qu'elle emprunte de la forme à qui elle est unie ; et le langage universel indique et constate cette communication , puisque partout on dit épuiser ses forces et les réparer, '
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