‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 5 sur 245 · PRÉFACE. VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VU

Il est clair que le même vice se reproduiroit en sens inverse , si , négligeant les idées pures, l'esprit , absorbé dans le monde physique , y cherchoit uniquement la raison des choses. On l'a, en effet, plus d'une fois tenté; mais ces efforts ont eu constamment , quant à leurs résultats , plus d'apparence que de réalité. Car , pour séparer entièrement les phénomènes des idées pures , pour faire complètement abstraction de celles-ci, il faudroit faire abstraction de la pensée même qui les implique rigoureusement , et renoncer au langage qui a sa racine en elles.

En ce qui touche la manière de procéder, quelques-uns ont placé. le point de départ de leur philosophie uniquement en Dieu, d'autres dans lUnivers , d'autres dans l'homme. Nous montrons ailleurs 1 que les premiers sont inévitablement conduits au panthéisme, les seconds au scepticisme. Pour ce qui est des derniers , des psychologues , comme ils se nomment, on ne sauroit rien imaginer de plus insensé que leur doctrine dans sa base pre-

1 Liv. !•'. Chap. III.

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