PREMIÈRE PARTIE : LA SOCIOLOGIE
« les formes actuellement vivantes, si différentes quelles soient des formes anciennes, en « proviennent par une suite ininterrompue de générations ; la réalité du transformisme « est, par cela même, invinciblement démontrée et ne peut être contestée que si l’on se « place hors du terrain de la science. »
De son côté, Delage fait cette déclaration :
« Je reconnais sans peine que l’on n’a jamais vu une espèce en engendrer une autre, « et que l’on n’a aucune observation absolument formelle, démontrant que cela ait jamais « eu lieu. J’entends ici une vraie bonne espèce, fixe comme les espèces naturelles, et se « maintenant comme elles sans le secours de l’homme. A plus forte raison, cela est-il vrai « pour les genres.
« Je considère cependant la descendance comme aussi certaine que si elle était démon- « trée objectivement, parce qu’en dehors d’elle, il n’y a d’autres hypothèses possibles que « celle de la génération spontanée de toutes les espèces et celle de leur création par une « puissance divine quelconque. Ces deux hypothèses sont aussi extra-scientifiques l’une « que l’autre. »
§ 2. — L’éthologie.
Il ne peut être surprenant qu’un point de vue aussi fécond dans deux directions aussi fondamentales, finisse par se constituer en science indépendante.
La science des rapports de l’être avec son milieu ne figure encore, il est vrai, dans aucun programme d’enseignement ; aucun traité n’y a été consacré ; aucun périodique ne rassemble les contributions qui l’intéressent. Mais elle forme depuis longtemps déjà l’objet des préoccupations d’un certain nombre de naturalistes.
Dès i854,pour ne pas remonter plus haut, Is. Geoffroy-Saint-Hilaire établissait comme suit le plan de son Histoire naturelle générale des règnes organiques :