PREMIÈRE PARTIE : LA SOCIOLOGIE
« Unter Œcologie verstehen wir die gesammte Wissenschaft von den Beziehungen des Organismus zur umgebenden Aussenwelt, wohin wir im weiteren Sinne, aile Existenz-Bedingungen rechnen kônnen. Diese sind theils organischer, theils anorganischer Natur; sowohl diese als jene sind von der grossten Bedeutung für die Form des Organismus, weil sie dieselbe zwingen sich ihnen anzupassen.
« Zu den anorganischen Existenz-Bedingungen, welchen sich jeder Organismus anpassen muss, gehoren zunachst die physikalischen und chemischen Eigenschaften seines Wohnortes, das Ivlima (Licht, Wârme, Eeuchtigkeits- und Electricitàtsverhàltnisse der Atmosphàre), die anorganischen Nahrungsmittel, Beschaffenheit des Wassers und des Bodens.
« Als organische Existenz-Bedingungen betrachten wir die sammtlichen Verhaltnisse des Organismus zu allen überigen Organismen, mit denen er in Beriihrung kommt, und von denen die meisten entweder zu seinem
Nutzen oder zu seinem Schaden beitragen Von welcher ungeheueren
Wichtigket aile diese Anpassungsverhaltnisse für die gesammte Formbildung der Organismen sind, wie insbesondere die organischen Existenz- Bedingungen im Ivampfe um das Dasein noch viel tiefer umbildend auf die Organismen einwirken, als die anorganischen, haben wir in unserer Erdrterung der Selections-Theorie gezeigt. Der ausserordentlichen Bedeutung dieser Verhaltnisse entspricht aber ihre wissenschaftliche Behandlung nicht im mindesten. »
(« Nous entendons par Œcologie la science générale des relations de l’organisme avec le milieu extérieur, qui comprend en somme toutes les conditions d'existence. Les unes sont organiques ; les autres inorganiques : celles-ci autant que celles-là ont la plus grande influence sur la forme des organismes, qui leur est assujettie dans ses adaptations.
« Parmi les conditions anorganiques d’existence auxquelles chaque organisme doit s’adapter, il faut citer avant tout les caractéristiques physiques et chimiques de son habitat (climat, lumière, chaleur, humidité et électricité atmosphérique), les aliments anorganiques, les qualités de l’eau et du sol.
« Quant aux conditions organiques d’existence, elles ne sont autre chose que l’ensemble des relations de l’organisme avec tous les autres organismes qu’il rencontre: la plupart exercent sur lui une action utile ou nocive... Nous avons montré en exposant la théorie de la sélection de quelle énorme importance sont toutes ces adaptations pour la morphologie des êtres, et nous avons dit alors que, dans la lutte pour l’existence, les facteurs organiques interviennent bien plus activement que les autres. Mais la place occupée dans la science par l’étude de ces phénomènes ne répond aucunement à leur haute portée. »)
Chap. I.
Sur l'adaptation des êtres à leur milieu.
§ 2. — Lithologie.
ChaP •• Il n’est pas possible de mieux caractériser cette branche particulière de
Sur l’adaptation . , . . XT , . ,, 11TT , , .
des étrei la connaissrnce biologique. Neanmoins, 1 appel de Haeckel a ete si peu
à leur milieu. . rr 1
~ entendu que le nom même qu’il proposait n'a guère été remarqué, sinon en logie. Allemagne. A la vérité, un très grand nombre d’observations ont été et sont
recueillies sur « les mœurs, les habitudes et le régime » des êtres (c’est, par exemple, le titre d’un paragraphe réservé à chaque espèce dans la grande Encyclopédie de Brehm); mais il leur manque le plus souvent l’allure systématique, le point de vue généralisateur, qui les élève du rang de la narration descriptive et plus ou moins anecdotique, à celui de l’observation scientifique. Seul, un ouvrage de Karl Semper. Die natür lichen Existenz- Bedingungen der T hier e , a marqué une date dans ce mouvement.
Giard note que depuis quelques années, cependant, les recherches dans ce domaine se sont multipliées, et que la méthode s’en est améliorée. Mais il regrette encore que « l’étude des rapports de l’être vivant avec l’ambiance extérieure, cette physiologie externe, soit si dédaignée ».
Quoi qu’il en soit, la science en formation a du moins reçu un nom consacré : à Oecologie, ou à Bionomie, assez bien accueilli en Angleterre, l’usage a définitivement substitué l’appellation à' Ethologie introduite par Is. Geoffroy-Saint- Hilaire. Wheeler en donnait en 1902 une justification étymologique bien documentée dans son étnde sur Natural History, Oecology or Ethology ; il y a quelques mois, Giard en a montré la haute portée scientifique dans sa revue de Y Evolution des sciences biologiques, et Emery y consacrait au dernier Congrès des zoologistes un rapport spécial (. Ethologie , Phylogénie et Classification). Massart a créé au Jardin botanique de Bruxelles des Collections éthologiques, où sont exposés d’une façon tout intuitive les phénomènes adaptatifs caractéristiques des végétaux.
Tout ce mouvement semble coïncider avec une curiosité scientifique, de plus en plus grande, de l’étude des phénomènes de la vie dans la nature ellemême, autant que dans les laboratoires. « Le vif intérêt, dit Emery, qu’excitent en nous les mystères de la vie, ne doit pas nous faire oublier la source même à laquelle nous en avons puisé les éléments : l’observation directe de la nature vivante, l’étude des formes, des activités des êtres vivants, de leurs conditions d’existence, de leurs rapports réciproques. Chacun de ces êtres, quelque compliqué qu’il soit, constitue un tout coordonné, doué d’une activité propre, et dépendant en même temps du milieu qui l’environne, ainsi que des autres êtres avec lesquels il se trouve en contact. »
Référence à Giard dans L’évolution des sciences biologiques , p. 198. Extrait ü’Emery dans Ethologie, phylogénie et classification, p. 161.