‹ Esquisse de Rome chretienne (volume 2)Chapitre 31 sur 70 · DIES XVIIII TE IN PAC · texte numérisé non relu

DIES XVIIII TE IN PAC

E CVM VIUGINITATE

TVA.

(îii mus. CoUei]. Rom., dans Lupi, p. 17G.) nXOAMAl . A . I . MNIirA lEN ©En nAPGENOC . ETONIE

Ces inscriptions témoignaient seulement du respect pour la virginité. Elle avait déjà été en honneur chez les anciens Romains, et l'on trouve quelquefois le titre de vierge dans leurs épitaphes. Ce sentiment fut porté à un plus haut degré chez les chrétiens : le panégyrique de la virginité par saint Paul aurait suffi lui seul pour inspirer cette vénération Mais il y a d'autres épitaphes qui ont quelque chose de plus caractéristique : le titre de vierge y est joint à un autre titre, et leur réunion exprime, non pas seulement la virginité, mais la virginité consacrée à Dieu.

Les anciens fastes de l'Eghse romaine font mention d'un règlement qu'un pa?pe du ii® siècle, saint Soter, fit pour les religieuses. Il y est question de cet état comme d'une institution, non-seulement préexistante à ce règlement même, mais investie jusqu'à cette époque de privilèges particuliers pour le service des autels, puisque le Pape décide, par une mesure restrictive, que les religieuses ne pourront désormais ni toucher la palle du calice, ni servir de thuriféraires dans le lieu saint * .

MHTHP Tï XAPIN ANEGEIKA.

(E cœmet. Cyriacœ, Boldeti, t. II, p. 416.) Le commencement de cette épitaphe paraît devoir être lu autrement qu'il ne l'a été par Boldeti. Au lieu de ces mots : qui chantait des hymnes à Dieu, il faudrait lire : toujours mémorable en Dieu, AEI MINHCTA . EN GEfi. — C'est une formule très-usitee dans les inscriptions grecques.

1 Hic (Sotei') constituit ut nuUa monacha pallam sacratam contingeret, nec incensum poneret intra sanctam ecclesiam. {Cat'iloçj. rom. Pontif., e litus a Papabrochio ad tom. I aprilis.)

204 CnAPITRE IX.

Les inscriptions funèbres des premiers siècles rendent aussi témoignage à l'antiquité de la vie religieuse. Le titre de vierge vouée, consacrée, devola ', y est formellement inscrit :

Furia Helpis vierge vouée 2.

(Avec une colombe entre deux, vases à anse.)

Nous trouvons dans une inscription le titre de vierge bénie ; si celte expression ne signifie pas précisément la même chose que celle de vierge dévouée, elle indique toujours une consécration :

Douce âme, Auferaie, vierge bénie, qui a vécu xxx ans,

elle dort en paix 3. (La fiole de sang.)

Le titre de servante de Dieu était le nom propre des religieuses. On désignait sous ce nom les monastères de femmes *. Si quelqu'une devenait infidèle aux

1 On sait que le mot dévolus avait dans l'ancienne langue latine cette signification, et non pas celle qui est attachée au mot français de déoot.

2 VFRIA IIELPIS VIKGO DEVOTA.

(Arringhi, t. II, p. 710.)

3 ANIMA DVLCIS . AVFEMIA VIRGO EENEDICTA . QVE VIXIT . AN. XXX

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