IL
Le vase de sang, signe ordinaire du martyre, $e trouvait près de cette tombe ".
Nous retrouvons l'épitaphe suivante sur une autre pierre sépulerale des catacombes de Sainte-Priscille, tombe à laquelle était jointe aussi la phiole de sang et une palme gravée sur le marbre :
Victorine a fait ce tombeau 9 à Eraclius
son mari $9 bien méritant . Il a été avec moi x1 ans vu jours . Il à vécu xxxxt ans . 11 mois .
a été déposé le in des ides de juillet avec Faustus son ami, gardien des carènes en paix 2 (Ici une palme.) Faentia *.
AS (avec la palme.)
À Tiburtine, ma très douce fille *.
De (avec la palme.)
Les deux inscriptions qui précèdent ont Ja palme,
dans laquelle on peut voir un des signes du martyre. Le monogramme du Christ, combiné avec l'alpha
Arringhi, Rom. subterran., Hb. mn, ©. xxu,t.1, p. 595.
VICTORINA TVMVLAVIT y ERACGLIO
mapiro (9 BM . FECIT MECVM AN . XI
D. VIL. VIXIT . AN XXXXI M II HABET . DE POSSONE III . ID . IVL « CUM FAVSTO
CARO SVO CYSTODI CARINARVM
IN PACE. (Ici une palme.)
E cœmet. S. Hippolyti. Boldet., p. 346.
SIBVRTINAR KILIAE DVLCISSIMAR.
DA
E cœmeter. viæ Latinæ, Bosio, Rom, sotteran.
et l'oméga, est aussi tracé sur un fond de tasse, tout arrosé de sang, qui a été trouvé dans le sépulcre d'un martyr des catacombes de Saint-Sébastien ‘.
Les exemples que nous venons de ra pporter suffisent pour établir que cet emblème était déjà en usage avant le 4° siècle; mais après les attaques de l'arianisme contre la divinité du Ghrist, les fidèles ont tenu à le graver plus fréquemment sur leurs sépulcres, parce qu'il exprimait précisément le dogme même que cette hérésie niait.
Nous trouvons sur une tombe du cimetière de Saint-Hippolyte une particularité remarquable qui se produit aussi sur d'autres pierres sépulcrales :
(ici une colombe.) [uns (Ici une colombe. ) Ici repose Marcia dans le sommeil (lei sa fiole de de paix, déposée le n° jour des nones d'avril? ‘2"8-) Dans cette épitaphe l'alpha et l'oméga ne sont pas seulement combinés avec le monogrammé, mais ils y sont adaptés de manière à ne former avec lui qu'un seul et même signe : emblème singulièrement expressif de l'essence divine du Rédempteur. L'écriture ordinaire ne saurait fournir, pour l'énonciation de ce dogme, une formule à la fois aussi brève et aussi saillante. Cet hiéroglyphe est très-remarquable dans sa simplicité.
Quelquefois le monogramme se trouve intercalé
1 Voyez-en la gravure, p. 194 des Osserv. sopr. le’ cimeter.
sag. de Boldetti.